La psychanalyse pétitions
   
 

 


Pétitions

 

psychanalyste et psychanalyse par Pollet

Composition Louis Pollet

RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERES

Deux urgences : 1) Au mépris de toute considération de son état de santé, Fatmir Fertuna, 18 ans est enfermé au Centre de Rétention du Mesnil-Amelot (77)

Fatmir Fertuna, Albanais de 18 ans, réfugié à Vesoul (Haute-Saône) après l'assassinat de ses parents au cours des évènements de 1997 en Albanie a été enfermé à la prison administrative pour étrangers (CRA) du Mesnil-Amelot sur décision du préfet de Haute-Saône. Il faut bien faire ses chiffres et livrer son poids d'expulsés au ministre ! Fatmir pourtant a un dossier de demandeur d'asile en cours à l'OFPRA. On ne la fait pas à Monsieur le Préfet, s'il fallait que l'OFPRA accorde le statut de réfugié ou que le préfet régularise tous ceux dont les parents ont été assassinés, où irait-on ? Par ailleurs, Fatmir souffre d'une maladie grave. Le médecin-inspecteur de Santé Publique de Seine-et-Marne a donné un avis indiquant que son état de santé nécessite une prise en charge médicale n'existant pas dans son pays d'origine et qu'il ne peut pas voyager sans risque. Monsieur le Préfet s'en fout. Il n'est pas là pour faire du sentiment, il est là pour faire du chiffre. Alors, Fatmir, 18 ans, orphelin et malade sera expulsé pour que la terreur règne parmi les sans papiers et que d'autres Yvan (12 ans) sautent par la fenêtre pour fuir la police et en restent handicapés à vie, que d'autres Chulan Zhang Liu s'enfuient aussi par la fenêtre et se tuent, que d'autres John Maïna se pendent en apprenant qu'ils doivent retourner au pays où ils ont été martyrisés, que d'autres Baba Traore se jettent dans la Marne plutôt que d'avoir affaire à la police française. Jusqu'où iront-ils ? Combien de morts, de handicapés, de traumatisés à vie, vivant dans la terreur en France ou désespéré et perdant la tête quand ils sont expulsés faudra-t-il pour que cesse cette politique dégueulasse ?

La Section de Haute-Saône de la Ligue des Droits de l'Homme RESF77 Réseau Education Sans Frontières de Seine-et-Marne

Faites le savoir en mailant, faxant, téléphonant à : La Préfecture de Haute-Saône : Tel : 03 84 77 70 00 Fax :03 84 76 49 60 Mail : prefecture@haute-saone.pref.gouv.fr

 

PORTEZ PLAINTE POUR OBTENIR UN REFERENDUM

(Déjà 2400 plaintes !)

Un traité modificatif doit être adopté en décembre au sommet de Lisbonne afin de remplacer le traité constitutionnel.

Le président de la République, le 19 Octobre 2007, a annoncé son intention de ne pas convoquer de référendum : « La France s'engagera dans une ratification parlementaire, et je souhaite que cette ratification puisse avoir lieu dans les plus brefs délais possibles, c'est-à-dire au mois de Décembre 2007 (…) ».

Pour tenter d'empêcher cette ratification parlementaire, de nombreuses pétitions circulent, engageant chaque citoyen à faire pression sur nos représentants. Mais le rapport des forces politiques au Parlement est défavorable et a été aggravé par la décision du PS de renier ses engagements de campagne.

Il faut dès à présent, envisager une piste complémentaire permettant d'appuyer la pression populaire sur nos représentants... http://www.29mai.eu/


APPEL

Stop à la disparition d'un enseignement d'anthropologie clinique
à l'Université de Nanterre.

 

A l'Universite de Paris-10 Nanterre, la formation professionalisante « Psychologie Clinique et Psychopathologie » s'est trouvé amputée du déjà trop maigre enseignement d'anthropologie clinique et psychanalytique qu'assuraient jusqu'alors Jean-Baptiste Fotso-Djemo et Olivier Douville, tous deux enseignants titulaires reconnus comme de bons spécialistes de cette question par leurs publications, leur travail de terrain ou leurs communications scientifiques en Europe comme un peu plus loin ailleurs.

Cette décision de suppression, prise sans aucune concertation par le responsable de la psychologie dite « clinique » (Jean-Michel Petot) et annoncée par un simple couriel confirme une accentuation idéologique inquiétante dans le parcours d'enseignement de la « psychologie clinique ». C'est aussi que la section psychologie « clinique » à Paris 10 utilise et détourne le signifiant « clinique », laquelle est devenue très rapidement un concentré d'enseignements dévolus aux dites nouvelles cliniques (dites a-théoriques) et aux nouvelles entreprises rééducatives nommées abusivement « psychothérapies » (qu'on pourrait ranger sous la bannière « P ».T.S.P. – psychothérapies : tout sauf psychanalyse).

On ne voit que trop la pseudo-anthropologie et la psychologie « new-look » qui découlent — sans dire leur nom — de ce genre d'idéologies : « l'homme » est déclaré neuronal et comportemental, il ne souffre que de quelques défauts d'adaptation au réalisme ambiant. On comprend pourquoi les enseignements sérieux en anthropologie clinique et psychanalytique que nous donnions sont indésirés, redoutés, encombrants. Cette mise au ban ne peut s'expliquer que par la volonté d'empêcher les étudiants d'acquérir une culture anthropologique véritable qui les équiperait d'un regard critique sur la promotion de ce nouveau typus psycholgicus, l'homme hypermoderne désubjectivé ou déshumanisé s'adaptant à tout grâce à une prescription comportementale journalière. Cette suppression d'enseignement montre à vif une antipathie des discours et des conceptions de l'homme qu'abritent d'une part la culture psychodynamique psychanalytique et, d'autre part, et à l'opposé, le management psychologique en vogue. C'est à ce titre que nous tenons à porter à votre connaissance ce passage à l'acte révélateur, comme on dit, de l' « air du temps ». Nous sommes prêts à réagir avec qui veut défendre, aujourd'hui, dans nos institutions de soin et d'enseignement, une conception anthropologique fondamentale du fait psychique et du fait clinique.

Vous tenez à soutenir cet enseignement alors signez cet appel sur

http://psychanalyse-philosophie.org

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Olivier Douville (Maître de conférences à l'Université P.10 Nanterre, Psychanalyste, Membre de l'Association Française des Anthropologues, Directeur de publication de Psychologie Clinique, douvilleolivier@noos.fr ) et Jean-Baptiste Fotso-Djemo (Maître de conférences à l'Université P.10 Nanterre)

 

http://terra.rezo.net/article602.html

CE QUE RÉSISTER VEUT DIRE


Pierre Cornu et Jean-Luc Mayaud,
enseignants d’histoire
contemporaine des Universités

Le peuple souverain s’est prononcé : après une campagne longue et intense, dans une participation massive et à une majorité indiscutable, il a choisi, avec Nicolas Sarkozy, le candidat de la « liquidation » des héritages et des idéaux de l’humanisme social.
Nous sommes les liquidés : intellectuels de la « pensée unique de gauche », chercheurs qui ne trouvent jamais rien d’utile, « droits-de-l’hommistes » incorrigibles, oppresseurs de la fierté nationale, partisans des « fraudeurs » des « assistés » et, qui sait, peut-être complices de « terroristes ». Enfin démasqués, désavoués, désarmés. Et si l’on nous accorde le bénéfice de la sincérité, cruellement atteints par ce verdict.
Mais reconnaître la défaite de la pensée n’implique pas de renoncer à penser. Menacée dans les fondements même de son existence par l’avènement planétaire d’une société de marché négatrice de toute valeur autre que mesurable en monnaie, sommée d’accepter les règles d’une compétition sans merci pour la survie économique dans un contexte de rétrécissement dramatique des ressources de la planète, une majorité du peuple de ce pays s’est donnée à celui qui, au nom de l’« efficacité », a choisi d’incarner la trahison de ses idéaux collectifs. Pis que cela, celui qui a érigé la trahison en idéal, ascèse collective vers une « vérité » retrouvée de la nation, enfin débarrassée de l’angoisse de la responsabilité morale et du souci d’autrui.
Ce pays de passion politique ne fait jamais rien à demi. C’est les yeux grands ouverts que la France majoritaire a choisi l’aveuglement ; c’est libre et consciente qu’elle a choisi l’aliénation, le reniement, la soumission. Rencontre d’une névrose individuelle et d’une névrose collective, dans la production d’une énergie morale désespérée et autodestructrice. Que faire, que dire face à un tel désastre ?

Clairement, les vieux mots d’ordre de l’humanisme ne sont plus de mise : dénoncer, éduquer, cultiver, nous l’avons fait, génération après génération, au pouvoir et dans l’opposition, en chaire et en livres, et c’est cette conception descendante des Lumières et de la morale civique qui se trouve aujourd’hui rejetée sans appel. Nos mots ne résonnent plus, ne vibrent plus dans les corps. Les prédicateurs et les camelots l’ont emporté sur les maîtres. L’économie du désir a subverti l’ordre symbolique ; la politique de la peur et de la haine a remplacé celle de la conscience et de la justice. On peut s’en désoler, il y a là un fait : l’humanisme et l’universalisme renaîtront dans l’expérience incarnée du jeu social et de la production du sens, ou il ne renaîtront pas.
Les recettes du pragmatisme politique, tout autant, sont épuisées : la candidate de la gauche, Ségolène Royal, a fait tous les compromis possibles avec l’ordre des choses, cela n’a pas suffi à faire accepter par une majorité l’idéal de responsabilité morale du corps civique dont elle se voulait porteuse, non plus qu’à défendre les derniers vestiges de l’universalisme révolutionnaire auxquels elle ne voulait pas renoncer. C’est, justement, pour les aider à oublier les promesses des Lumières et le goût du bonheur que les citoyens se sont donné un chef impavide, lui-même en rupture d’héritage. Aller plus loin dans l’empathie avec le malade, ce serait se mettre au service de son mal.
Bien sûr, nous dira-t-on, il y a aussi la main tendue du nouveau pouvoir, généreuse, magnanime : renier ses « vieilles lunes », monter sur une estrade pour confesser ses péchés, et participer à la construction enthousiaste de la « France de demain ». Suivre le chemin du « réalisme », écouter enfin, avec une humilité que la gauche aurait oubliée, la supposée demande d’autorité et d’efficacité de la « majorité silencieuse ». Majorité qui, dans une assimilation de l’ordre moral aux lois biologiques, serait la gardienne des vertus propres de la nation, puisées tout d’abord dans l’ascèse de l’effort, du travail, de la discipline ; ensuite dans un ancrage à « la terre » qui, elle, et contrairement aux artifices de l’intellectualité, « ne ment pas ». Majorité qui, dans l’acceptation résignée de sa faiblesse face à la complexité et aux menaces de la mondialisation, en appellerait donc, après les faux espoirs de la libération du sujet, à la protection des puissants. Mais quel mépris de l’humanité, quelle morgue aristocratique ou cléricale faut-il ressentir pour adhérer à ces représentations archaïques et accepter de les manipuler à son profit ?
Nous refusons cette main tendue ; nous refusons la normalisation néo-conservatrice. Nous choisissons, aux côtés de tous ceux qui croient encore à la fécondité de l’idéal des Lumières et du contrat social, et au nom de tous ceux que l’on menace d’en être exclus ou qui le sont déjà, la voie de la résistance.

Celle-ci ne peut toutefois se concevoir dans la répétition, fut-elle généreuse et sincère, de gestes hérités. Que les historiens soient au moins utiles à cela : rejeter le fétichisme de l’histoire, et la vaine croyance en l’existence de « lois » et de « répétitions » – à la fois rassurantes et désespérantes. Nous ne sommes pas en 1940. Le 6 mai 2007 n’est pas un coup d’État. Pas non plus le produit d’une lutte des classes, victoire du pot de fer contre le pot de terre – même si la rupture du compromis historique entre le capital et le travail, incarné dans l’État social, a pesé lourd dans ce scrutin. C’est au vrai une crise sociale, culturelle et morale d’une ampleur et d’un genre nouveaux, une crise de civilisation de l’ensemble des sociétés post-industrielles qui, miroir inversé du siècle des Lumières, menace de nous plonger, au nom de la compétitivité, dans une logique mortifère de purification du corps social.
De fait, l’intelligibilité globale du projet historique des Lumières s’est évanouie dans la complexification des sciences, l’autonomisation des instances de pouvoir nationales, européennes et planétaires – qui peut encore prétendre en maîtriser les enjeux ? – et la perte de substance de l’éthique – simple instrument de légitimation de l’ordre des choses. Et c’est bien ce qui a permis, avec le passage de la révolution industrielle à la révolution technologique, la confiscation des outils de la puissance par une élite oublieuse du compromis social et politique de son avènement, et tentée de substituer à un contrat social et un État-providence bien trop contraignants pour elle une stratégie de manipulation médiatique et une gestion de la force de travail et des consommateurs par la peur économique. Dès lors, il est aisé de comprendre comment les démagogues, alliant maîtrise du capital financier, des firmes technologiques, de l’industrie du divertissement et de grands partis politiques, ont pu cyniquement convaincre le corps social de la responsabilité de la « gauche » ou de « Mai 68 » dans la destruction des formes anciennes de solidarité et de protection – la nation, la communauté, la famille –, générant une criminalisation de la misère et une suspicion généralisée entre dominés, artificiellement segmentés en groupes culturels ou ethniques. Et c’est aujourd’hui nous tous, sujets-objets schizophrènes de sociétés techniciennes dont nous sommes incapables de comprendre les lois et le devenir, qui sommes en danger d’anéantissement identitaire et moral, ennemis de nous-mêmes et d’autrui.
Dans ce climat d’extrême tension et d’anxiété générale, que l’on entende pour ce qu’elles signifient les métaphores sportives et compétitives récurrentes du nouveau président : il s’agit désormais de courir, courir à perdre haleine vers la « fin de l’histoire ». La mort derrière, la mort devant, la mort comme monture. L’évangile anti-humaniste auquel s’était converti le candidat Nicolas Sarkozy est bien, face à l’horizon muré du siècle, un vertige de la toute-puissance et de l’auto-aliénation. Vertige dans lequel tout l’appareil d’État centralisé de la France républicaine, qui plus est privé de contre-pouvoirs par la soumission des principaux médias et l’écrasement électoral de l’opposition de gauche, se trouve à partir de ce jour engagé.
Or, l’humanisme social, même rénové, ne peut rivaliser dans cette sorte de compétition. Il est fini le temps où l’on pouvait, la foi révolutionnaire chevillée au corps et la culture de l’honnête homme en tête, préparer méthodiquement la « socialisation » des outils de la puissance. Les groupes médiatiques, les fonds de pension, les laboratoires technologiques, et même les outils réglementaires de la vie économique planétaire sont aujourd’hui hors de portée de tout mouvement social. Et quand bien même un tel mouvement parviendrait à placer ses leaders aux fonctions de pouvoir, ce serait pour les voir déchirés entre l’impuissance à modifier les règles du jeu et la trahison des leurs. Les exemples, hélas, abondent de tels échecs. De ce point de vue, les économistes qui conseillent le nouveau président et qui l’ont aidé à discréditer le programme de son adversaire (mais se sont bien gardés de critiquer ses promesses compassionnelles) ont parfaitement raison : la croissance capitaliste post-industrielle est incompatible avec quelque régulation sociale que ce soit. Elle exige une aliénation totale du social – et donc de l’humain – à la rationalité financière.
Tout ce que l’humanisme peut faire, et ce qu’il doit faire dans le siècle présent, où la course à la croissance matérielle et à la consomption des ressources et de l’environnement menace le devenir même de l’humanité, c’est justement refuser d’y participer ; refuser d’accompagner de ses discours et de ses vertus consolatrices la brutalité du capitalisme parvenu à son stade ultime. Il doit choisir la non-puissance. Freiner le train tant qu’il est temps. Avec et au nom de ses passagers.
Contre l’énergie morale négative de l’anti-humanisme, appuyée sur la maîtrise des outils techniques, financiers et médiatiques de la puissance, il lui faut donc régénérer sa propre énergie morale, son propre élan historique dans la sphère de la vie sociale et de sa production symbolique autonome et souveraine. Aucune société, en effet, ne peut vivre sans donner sens à son rapport au monde et sans capacité à projeter celui-ci. À plus forte raison ne peut-elle vivre de la destruction de son propre univers symbolique. Or, c’est bien là le talon d’Achille des contre-révolutions néo-conservatrices qui frappent les pays post-industriels, depuis le foyer américain jusqu’à la France : la nécessité, pour elles, de fondre dans leur creuset tous les héritages moraux de leurs nations pour produire les va-leurres de leur aliénation et les empêcher de prendre conscience de l’absurdité criminelle de la course à la puissance et de l’énergie de la peur et du désir mêlés. Il faut donc, résolument, leur dénier l’accès à ces héritages. Refuser, si le président Sarkozy persiste dans son projet mortifère, de servir le ministère de l’Identité nationale et de l’Immigration. Nous laisser ensevelir dans le silence. Donner à entendre le vide sidéral d’un idéal humain ramené à la lutte pour la vie et à la haine d’autrui.
À l’évidence toutefois, ce sont des révisions déchirantes que cette forme de résistance nous impose. Car il va falloir se déshabituer d’en appeler à la France de 1789, de 1848 ou du Front populaire ; renoncer à invoquer, dans les conseils de discipline des écoles ou dans les tribunaux, dans les grèves et dans les manifestations, la tolérance, les « circonstances atténuantes », « l’excuse de minorité », le droit social ; oublier, aux grilles des camps de rétention pour sans-papiers, l’utopie d’une France « terre d’asile », d’une France généreuse de son enseignement, de sa vie culturelle et scientifique, artistique et philosophique, de sa médecine publique et de ses savoir-faire techniques. Cette France-là, cette France spirituelle, la France réelle majoritaire, son président et ses serviteurs ont décidé de la sacrifier. Qu’ils assument cette violence contre eux-mêmes, et le parricide dont elle est symboliquement entachée. Qu’ils assument, sans les oripeaux de la culture et de la morale, l’obscénité de la guerre économique. Les vers de Victor Hugo, les mots de Jean Jaurès, la science et la lucidité de Marc Bloch, le sang des morts du maquis des Glières ne répondent plus de leurs choix.
C’est donc pour ne pas laisser consumer et disparaître cette France dans les fourneaux de l’utilitarisme économique et de la démagogie politique, que nous choisissons aujourd’hui d’en détacher les amarres. Nous sommes, en elle, en exil. Non pas condamnés à l’impuissance par le verdict des urnes – la science et la pensée ne sont pas de leur ressort –, mais ayant fait le choix, justement, de détruire le lien symbolique entre la légitimité et la puissance, celui-là même que les penseurs des Lumières avaient noué, dans le laboratoire de l’Encyclopédie. Acte de violence certes, mais contre nous-mêmes pour l’essentiel. Ce n’est pas la vocation d’un chercheur, habité par l’idéal d’éclairer la vie sociale et les choix institutionnels du fruit de ses découvertes et de son expertise, que d’entrer en lutte avec les représentants du peuple souverain. Pourtant, encore une fois, ce n’est pas nous qui avons voulu la sécession entre les deux cités ; ce n’est pas nous qui avons rompu l’alliance entre l’élan spirituel de production de la connaissance, de la valeur et du sens, et l’élan physique et technique de production de l’espace, de la richesse et de sa répartition. Aussitôt que le corps civique, sorti de l’illusion collective dans laquelle il s’engage aujourd’hui contre ses intérêt les plus immédiats, exprimera le désir de renouer avec les valeurs de solidarité, de partage et de responsabilité individuelle et collective qui ont produit les plus beaux moments de l’histoire de ce pays, nous serons là pour lui rendre son héritage et, à son service, au service du bien public, l’aider à en actualiser et à en incarner les principes.

En attendant ce jour, que les amis de la France des Lumières ouvrent les yeux : celle qu’ils aimaient et admiraient n’est plus. La patrie des droits de l’homme est en exil sur son propre sol, et eux qui prétendent parler en son nom sont des usurpateurs.
Que les élus, représentants d’associations, chercheurs, enseignants, travailleurs sociaux, artistes, militants qui restent attachés aux idéaux révolutionnaires, libéraux au sens humaniste du terme, respectent le choix des urnes ; mais qu’ils ne collaborent pas aux lois liberticides ou criminogènes, qu’ils n’apportent pas la caution de leur autorité morale à la destruction de la morale. Défendons les collectivités territoriales et les institutions économiques et culturelles encore libres ; organisons, dans l’oubli des querelles intestines, la résistance parlementaire ; agissons, en silence, pour soutenir les exclus du nouvel ordre social et en amoindrir les souffrances ; mais ne laissons pas croire, si les projets annoncés sont mis en œuvre, que la République soit toujours dans la république. Lorsque ne resteront, autour de l’homme qui s’est fait élire sur la trahison des Lumières, que d’autres traîtres, des arrivistes et des courtisans, alors même les outils de la communication moderne ne pourront plus rien pour masquer son illégitimité.
Enfin et surtout, que tous ceux qui, sur ce sol, croyaient pouvoir invoquer les Lumières pour défendre leurs droits, sachent que ceux-ci sont désormais lettre morte. Qu’ils n’épuisent pas leur énergie à affronter un État redevenu Bastille, des dominants redevenus noblesse. Qu’ils ne cèdent pas à la haine, qui nourrit la peur et le repli. Qu’ils ne donnent pas à la machine sécuritaire le sang dont elle a besoin pour se légitimer. Si celle-ci doit tomber un jour, ce sera avec d’autres armes que celles du passé. Non pas les uns contre les autres, « majorité silencieuse » contre « minorité morale », victimes contre victimes, mais ensemble, dans la dignité retrouvée et refondée du lien social et de notre lien au monde. Les nouvelles révolutions sont à inventer.

Lyon, le 7 mai 2007
Pierre Cornu et Jean-Luc Mayaud,

Appels à Signature

Les huit personnalités qui viennent de démissionner du projet de Cité nationale de l'histoire de l'immigration (CNHI), particulièrement compétentes sur l'histoire de l'immigration mais aussi de l'antisémitisme, du racisme et de la xénophobie, en France, ont rappelé avec raison que la création d'un Ministère associant dans son intitulé identité nationale et immigration «  s'inscrit dans la trame d'un discours stigmatisant l'immigration et dans la tradition d'un nationalisme fondé sur la méfiance et l'hostilité aux étrangers, dans les moments de crise  ». Nous approuvons également l'Association française des anthropologues lorsqu'elle rappelle que «  lorsque l'État s'empare du thème de l'identité nationale, c'est partout une incitation directe au mieux à la xénophobie, au pire à des violences entre groupes d'origines différentes.  »


http://leslumieresenheritage.unblog.fr/

Pétition pour le maintien du vote papier :
http://ordinateurs-de-vote.org/

S'informer :
http://www.rue89.com/
http://www.la-bas.org/
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1145

Articles :

Le monde diplomatique :
Qu'est-ce que le populisme ?
http://www.monde-diplomatique.fr/2003/11/DORNA/10680

Encyclopédie sonore :
http://e-sonore.u-paris10.fr/e-sonore/

 

Appel du réseau TERRA
Identité nationale et immigration :
inversons la problématique !

Donnez lui force, signez cet appel et faites le signer !
Publiez le à la Une de votre site, diffusez le sur vos listes de discussion... En ligne : http://terra.rezo.net/article602.html

Les huit personnalités qui viennent de démissionner du projet de Cité nationale de l'histoire de l'immigration (CNHI), particulièrement compétentes sur l'histoire de l'immigration mais aussi de l'antisémitisme, du racisme et de la xénophobie, en France, ont rappelé avec raison que la création d'un Ministère associant dans son intitulé identité nationale et immigration «  s'inscrit dans la trame d'un discours stigmatisant l'immigration et dans la tradition d'un nationalisme fondé sur la méfiance et l'hostilité aux étrangers, dans les moments de crise  ». Nous approuvons également l'Association française des anthropologues lorsqu'elle rappelle que «  lorsque l'État s'empare du thème de l'identité nationale, c'est partout une incitation directe au mieux à la xénophobie, au pire à des violences entre groupes d'origines différentes.  »

L'invention d'un nouveau Ministère n'est en effet pas un acte neutre mais un acte de gouvernement à forte portée idéologique. Il institutionnalise un système de pensée, légitime les discours et les actes qui s'y réfèrent, tant des fonctionnaires que des citoyens, et active l'action publique dans un sens déterminé. De quel système de pensée procède le positionnement, au plus haut niveau de la hiérarchie symbolique et administrative de l'Etat, de l'identité nationale face à l'immigration, mais aussi face à l'intégration qui concerne tous les étrangers et leurs différences et face au codéveloppement ainsi officiellement réduit à un dispositif antimigratoire ?

Par ce cadrage idéologique et par les politiques qui en résulteront, la création de ce Ministère va enraciner plus encore dans notre culture politique l'opposition entre la question nationale et le fait migratoire. Il risque d'ouvrir une nouvelle page de notre histoire, celle d'un nationalisme d'Etat et d'une xénophobie de gouvernement tendant à stigmatiser l'étranger comme un problème, un risque, voire une menace pour l'intégrité ou l'identité nationale.

Si, au contraire, la finalité politique de ce gouvernement et, plus largement, des élites dirigeantes de ce pays, est de réduire ce risque, il leur incombe alors d'examiner l'hypothèse d'une problématique inversée : s'il y a un problème entre l'immigration et l'identité nationale, il provient de la place qu'occupe aujourd'hui, au terme d'une évolution de plusieurs décennies déjà, l'enjeu national dans les débats politiques. De même que l'antisémitisme ne résultait pas d'un "problème juif", la xénophobie qui s'exprime aujourd'hui ne résulte pas d'un "problème migratoire" mais d'une montée en puissance des idéologies xénophobes dans nos cultures politiques.

Nous appelons par la présente l'ensemble des institutions d'enseignement et de recherche, y compris les professeurs d'écoles, de collèges et de lycées, les revues de sciences humaines et sociales, les journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision, les organismes de réflexion affiliés à des partis politiques, syndicats et associations à assumer leurs responsabilités intellectuelles dans un tel contexte historique.

Nous les appelons à ouvrir, organiser et animer systématiquement, selon des modalités propres à chacun, un vaste chantier national de recherche, de débat et de réflexion sur les orgines des nationalismes, xénophobies et discriminations ainsi que sur les causes de leurs réapparitions périodiques dans l'histoire de l'humanité. Dans les cinq ans qui viennent il conviendra d'analyser particulièrement le rôle que peuvent jouer les institutions publiques dans l'exacerbation de ces phénomènes sociaux.

Le réseau scientifique TERRA
( Travaux Etudes et Recherches sur les Réfugiés et l'Asile )
http://terra.rezo.net/article602.html

signer :

http://terra.rezo.net/article602.html?debut_signatures=120#pagination_signatures

 

Sauvons la clinique
http://www.sauvons-la-clinique.org/


Manifeste pour les pratiques et les formations cliniques

Après la disparition de la psychopathologie et de la psychanalyse de la formation des psychiatres, au profit de modélisations neurobiologiques et comportementalistes, c'est celle des psychologues cliniciens qui est aujourd'hui clairement visée par les instances d'habilitation de leur formation. Depuis plusieurs années, les universitaires qui ont en charge cette formation voient s'étendre dans l'appareil de l'Etat la volonté de domination des partisans de l'éviction de la psychanalyse et de la psychopathologie, à tous les niveaux des organisations qualifiantes de l'enseignement et de la recherche. La nouvelle configuration qui a émergé récemment ne laisse plus de doute sur cette volonté qui ne s'embarrasse plus de faux-semblants. C'est la dernière étape d'une course contre la montre dont le terme, à brève échéance, devient prévisible. En même temps, dans les institutions de soin, nous constatons que la présence de la psychanalyse est l'enjeu d'une lutte dans laquelle les simulacres gestionnaires, l'ingénierie de l'évaluation, la médicamentation systématisée et exclusive, les dispositifs d'isolement des symptômes et de leur traitement expéditif, font une chasse réglée à la clinique de la subjectivité. Ici et là, nous assistons régulièrement à des écroulements locaux qui résultent soit de stratégies de harcèlement et d'épuisement des équipes, soit de neutralisations foudroyantes par ingestion ou dispersion. La psychanalyse n'a pas à faire seulement à des détracteurs, mais à une convergence de processus de démolition. Ce n'est plus le temps des signes assassins, mais des actes et des machines qui avancent à tombeaux ouverts.

Devant cette situation, les praticiens dans les institutions de soin psychique, et les universitaires qui forment les générations futures et maintiennent la présence exigeante de la psychanalyse dans les institutions de la recherche publique doivent faire converger leurs résistances et passer à l'invention offensive. Ils ne peuvent plus se contenter de boucher au coup par coup et dans l'isolement, les forages et les excavations de leurs sols. Il n'y a plus de crise, mais des circuits intégrés de situations limites. La férocité industrielle des appareils a des noms : dépistage précoce, troubles de conduites, héritabilité génétique, facteurs de risque, facteurs prédictifs, isolation des symptômes, co-morbidité, dressage de comportement, indice d'impulsivité, rééducation psychothérapique, thymorégulateur, expertise, évaluation, sécurité psychique, etc. Le maillage des populations vulnérables réduites à l'usage de leur malheur s'étend chaque jour davantage. La standardisation des ratages de la condition humaine en une nomenclature des handicaps habite désormais des maisons sanitaires. Le dénuement social est promis à l'épuration policière ou masqué par des kits de pathologie des comportements. Les logomachies s'ingénient à voiler la massification de l'humain et la marchandisation du vivant. Acceptons-nous de déambuler parmi « les décombres du futur » ?

À un certain moment, face à ce qui arrive, le refus qui se cantonne dans l'expression critique est vain. La seule dénonciation des ennemis est dérisoire. Les lamentations nostalgiques prônant la restauration du monde d'hier est pitoyable. Le scoop du malaise dans la culture est largement usé. Nous avons tous conscience que nous sommes dans un mouvement extrême du temps, de ce qu'on appelle un changement de temps. Cela signifie qu'il ne s'agit pas d'aberrations ou de dérives à corriger, mais de la subordination de la souffrance et du bien-être psychique à de nouvelles représentations et de nouveaux dispositifs de gouvernance dans lesquelles la psychanalyse ne sera que résiduelle ou nébuleuse. La porosité de la sphère politique à ces représentations, l'influence qu'elle subit du fait de groupes interconnectés d'une voracité utilitaire naïve, indiquent assez que la solution ne viendra pas des gouvernants qui ont contribué à cette évolution.

Il faut donc un rassemblement à la mesure de la gravité de la situation, afin de répondre à ce défi du passage d'un temps à un autre. Le refus rigoureux et déterminé, celui qui rend solidaire, passe par le partage d'analyses qui explorent les dérèglements et les combinaisons émergents, par la mise en commun d'actions et d'expériences vers de nouvelles pensées de résistance, par la création d'un collectif permettant de faire obstacle à la politique de la liquidation de la clinique dans les institutions de soin et de formation.

En tant que praticiens, formateurs, chercheurs et universitaires, nous appelons dans un premier temps nos collègues à joindre leurs signatures à ce Manifeste pour une convergence des résistances.

Nous proposons d'amorcer la préparation d'états généraux de la clinique, à travers une première réunion qui aura lieu à Paris, le samedi 30 juin 2007, et qui sera accueillie par le Séminaire Inter-Universitaire Européen d'Enseignement et de Recherche en Psychopathologie et Psychanalyse (SIUEERPP).

Signer la pétition : http://www.sauvons-la-clinique.org/

Appels à Signature :
http://leslumieresenheritage.unblog.fr/

Pétition pour le maintien du vote papier :
http://ordinateurs-de-vote.org/

Lire le texte :
CE QUE RÉSISTER VEUT DIRE

Pierre Cornu et Jean-Luc Mayaud,
enseignants d’histoire
contemporaine des Universités

 logo RESF

Pétition nationale : Nous les prenons sous notre protection !

 

La chasse à l'enfant a commencé dans l'Eure :

Deux enfants maliens (3 et 5 ans) domiciliés et scolarisés à Orléans ont été placés en rétention à Rouen avec leur mère (handicapée par des problèmes de surdité du fait de violences conjugales), puis expulsés au Mali, début mai. Comme beaucoup l'ont peut-être déjà appris par les médias, M. Sarkozy a donné instruction aux préfets du Loiret et de l'Eure (ceux-là même qui avaient organisé l'expulsion de la famille Sylla) d'organiser le retour du Mali de Mariam, Mohamed et Aissata. (suite du communiqué sur http://www.educationsansfrontieres.org / ...

Pétition nationale : Nous les prenons sous notre protection !

 

 

Pas de zéro de conduite

pour les enfants de trois ans

Appel en réponse à l'expertise INSERM
sur le trouble des conduites chez l'enfant

Pétition : http://www.pasde0deconduite.ras.eu.org/index.php

 

Saisine citoyenne du Conseil constitutionnel

Bonjour et merci de vous être associé à la saisine citoyenne du Conseil constitutionnel.
Celle-ci a déjà été signée par 5136 personnes et est soutenue par plus de 70 associations, syndicats ou collectifs !!! La saisine citoyenne sera portée demain (jeudi 8 déc.2005 ) directement auprès du Conseil constitutionnel. Ce même jour, un recours déposé par 75 universitaires français de faculté de droit et destiné à obtenir l'arrêt du maintien de l'état d'urgence doit être examiné par le Conseil d'Etat
(http://www.liberation.fr/page.php?Article=342751)
N'hésitez pas à diffuser à nouveau notre action auprès de vos réseaux et connaissances. Le dépôt des signatures auprès du Conseil constitutionnel ne met pas fin à notre campagne et les nouvelles signatures seront déposées périodiquement auprès du Conseil constitutionnel. Un premier article dans le journal « L'Humanité » fait état de la notre initiative ( http://www.placeauxdroits.net/page_78.php)
D'autres articles devraient suivre... une conférence de presse étant demain organisée avant le dépôt des signatures au Conseil constitutionnel. Pour les actions à venir encore à l'état de projet, nous vous tiendrons au courant.
Merci pour votre participation.

 

Saisine mailing list
Saisine@regard.org
http://regard.org/cgi-bin/mailman/listinfo/saisine

 

Des citoyens pas comme les autres

La mission sur le berbère, créée en référence à la circulaire du 20-03-02, vient d'être supprimée par le ministère de l'éducation nationale au bout de deux mois d'existence.

Selon la Direction de l'enseignement scolaire, ni les compétences ni l'intégrité professionnelle du chargé de mission ne sont en cause.

Accusée en première page des journaux et sur les sites Internet d'avoir fait place au berbère sur ordre d'Alger, l' éducation nationale n'apporte aucun démenti et ne réagit pas.

Bien placé pour apprécier le caractère délirant d'une telle accusation, le ministère pour toute réponse décide de supprimer l'objet de la polémique : il ne s'agit que de Berbères. Comme si ce dossier ne concernait ni des citoyens français, ni l' é ducation nationale. On chercherait à donner raison à ceux qui parlent de gestion indigène de l'immigration que l'on ne s'y prendrait pas autrement.

C'est irresponsable pour ceux qui ont en charge l'éducation de notre jeunesse, c'est irrespectueux du million de citoyens qui avaient vu là un premier signe de reconnaissance, c'est honteux pour un gouvernement qui vient d'installer une haute autorité contre les discriminations.

Nous, signataires du présent texte, demandons le maintien de cette mission à l'Education nationale.

Premiers signataires :

Nabile FARES, écrivain, psychanalyste

IDIR, chanteur

Akli MELLOULI, élu PS

Amo FERHATI,

Michel CHARZAT Député-maire PS du XX ème arrondissement de Paris

Rachid KACI (UMP),

Chérif BENBOURICHE, Directeur ACB,

Ouahmi OULD BRAHAM, Chercheur, Maison des Sciences de l'Homme

Charles JEGO, Commercial

Yassine Bennaceur (Bureau national de Ni putes ni soumises)

Sophia Chikirou, assistante parlementaire

Association franco-berbère d'Annemasse

ACB54 (association de culture berbère de Nancy)

Amar Négadi, collectif auressien de France

Identités-partages, association culturelle Montpellier

Samira Yami, Professeur

Daniel Prévost, comédien

NAIT OUALTIT Lahsen : Enseignant

NAIT AMER Amara : Lycéen

FANDI Abdallah : Entrepreneur, association Tamaynut Paris

HY Mélina : Etudiante

FDAIL Addi : Formateur en langues

OUZAIT  lahcen : Technicien

BENNANA Mohmmed : Entrepreneur, président de l'association Asays Paris

HASAN Ubrahim

Cher(e)s ami(e)s,

Compte tenu d'une récente polémique parue, au sujet
de l'enseignement de la langue berbère en France, non seulement dans le
supérieur, mais, aussi, et, surtout, dans les études secondaires afin
d'en faciliter le passage de l'épreuve de berbère au bac -nous avons pensé quelques
collègues trop intéressés par ce sujet pour ne le laisser qu'à des
déformations politiques de présentation ayant eu cours très récemment,
de donner à lire une texte pour signatures, précédés des parutions et
de la décision actuelle prise d'une façon toute arbitraire au
Ministère de l'Education nationale en France.
Merci de donner suite à notre proposition d'information et de signatures.

Vous pouvez envoyer vos signatures à l'une des deux adresses suivantes :

nabilefares@mailfr.com

sophia.chikirou@noos.fr

Un premier envoi partira en direction du ministère de l'éducation nationale demain mercredi.

L'enseignement du berbère en France est aussi une affaire politique

Le Monde daté du 15 février 2005.

Les uns crient au "scandale", les autres parlent de "chasse aux sorcières". L'enseignement de la langue berbère, dont l'Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), à Paris, assure la pérennité depuis près d'un siècle, est l'objet d'une sourde polémique.

Depuis 1995, c'est l'Inalco, dans le cadre d'une convention avec la direction des enseignements scolaires (Desco), qui prépare les sujets d'épreuve de berbère au baccalauréat (option facultative) et la correction des copies. Avec un certain succès, puisque, en neuf ans, "le nombre de candidats en berbère est progressivement passé de 1 350 à 2 250 pour toute la France", souligne Salem Chaker, professeur de berbère à l'Inalco et principal maître d'œuvre de cette convention.

Une performance que le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin paraissait vouloir encourager : les autorités avaient promis une expérience d'enseignement du berbère à la rentrée 2004, dans un lycée parisien. Salem Chaker semble tout désigné pour cette tâche. Las ! Sans crier gare, le gouvernement change de cavalier : foin de Salem Chaker, c'est un autre Français d'origine algérienne, Hocine Saadi, qui est intronisé "responsable coordinateur des enseignements et épreuves de berbère auprès de la Desco". Au grand dam de l'Inalco et de son éminent professeur, qui s'indignent de ce "désaveu". Non seulement, explique Salem Chaker, cet imprévu rival ne peut se prévaloir que d'une agrégation de mathématiques, mais il est officiellement lié à un parti politique proche des cercles dirigeants algériens. La "principale qualité" de Hocine Sadi, insiste Salem Chaker, "est d'être le frère de Saïd Saadi", dirigeant-fondateur du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), un parti "à recrutement kabyle, très proche du pouvoir algérien, notamment de certains généraux". La "recommandation d'Alger" a valeur de diplôme, ironise l'éconduit.

Interrogé, en janvier, par une journaliste de l'Agence éducation emploi formation (AEF), Hocine Saadi plaide sa cause : "J'ai réalisé un grand nombre de publications en berbère et sur le berbère, dont certaines sont référencées sur le site même de l'Inalco", remarque-t-il, rappelant qu'il s'est autrefois occupé de ce dossier "dans le cabinet de Jack Lang". Quant à ses liens avec le RCD, Hocine Saadi, qui n'a pas répondu à nos questions, arguant de son "devoir de réserve", ne les nie pas. S'il a bel et bien présidé le RCD-France, il a "quitté officiellement ce poste en juin" dernier.

La crise est néanmoins ouverte. Le président de l'Inalco, Gilles Delouche, a fait savoir, dans une lettre adressée au ministère de l'éducation nationale, lundi 31 janvier, qu'il jugeait caduque la convention passée avec la Desco. "J'ai averti le ministère que nous allions cesser de préparer les épreuves de berbère et de corriger les copies", nous a-t-il confirmé.

"Cette polémique pose le problème des langues de France, mais aussi celui, plus général, de l'attitude que les autorités adoptent vis-à-vis des populations d'origine maghrébine, ajoute M. Delouche. On a le sentiment, hélas, que le politique l'emporte sur la compétence."

Catherine Simon

 

Droit de réponse paru en page 4 du journal Le Monde daté du 8 mars 2005

Une lettre de Hocine Sadi

A la suite de notre article intitulé «L'enseignement du berbère en France est aussi une affaire politique » ( Le Monde du 15 février), nous avons reçu de Hocine Sadi la mise au point suivante :

Votre article, en première page, met en cause ma personne et mes compétences à mettre en place un enseignement de langue berbère dans le secondaire. Outre mon expérience d'enseignement de cette langue, je suis auteur de plusieurs publications dans ce domaine dont les premières remontent au début des années 70.

Comme l'a attesté Lionel Galand, directeur d'études libyque et berbère à la quatrième section de l'Ecole pratique des hautes études, j'ai activement participé à son séminaire pendant trois années et j'ai été nommé « élève titulaire » de l'EPHE par arrêté du 7 juillet 1972.

Par ailleurs, j'appartiens depuis trente ans au ministère de l'Education nationale, d'abord au titre de professeur agrégé, ensuite comme conseiller au cabinet du ministre, et enfin comme chargé de mission au CNDP, puis à la direction des enseignements scolaires. Quant aux contre-vérités, dont votre article s'est fait l'écho, elles m'ont surpris par leurs implications fantaisistes (gouvernement algérien, généraux, gouvernement français, RCD …)

Cette thèse, donnée comme un fait sur la foi d'une déclaration d'un enseignant de l'Inalco, est présentée par le même enseignant comme une « hypothèse » dans une interview qu'il a accordée à un site Internet, seulement trois jour après sa publication à la « une » du Monde.

 

Réforme du système de santé : un tissu de mensonges

Le texte du Manifeste : signer la pétition


A l'heure où le Ministre de la Santé va parader sur les ondes pour expliquer qu'il a présidé à la signature d'un accord historique sur le « médecin traitant », à l'heure où va se mettre en place une gigantesque campagne de communication de nature à persuader le public que le but poursuivi est la sauvegarde de l'Assurance-Maladie solidaire, que peuvent faire les acteurs de terrain que sont les généralistes pour alerter l'opinion et révéler que derrière les effets d'annonce dont ce gouvernement s'est fait le spécialiste en matière de cohésion sociale, la réalité nue est toute autre ?

Ce qui sera dit aux patients, c'est qu'un nouveau système de santé se met en place, un système vertueux qui les engage à choisir un médecin traitant, essentiellement un généraliste qui les soignera et les aidera à accéder de manière coordonnée aux avis des spécialistes si cela est nécessaire.

Ce qui sera dit aux patients , c'est que ce système mieux coordonné va générer des économies, et permettre de sauver la Sécu.

Ce qui sera caché aux patients , c'est que s'est déroulé lors de ce simulacre de négociation entre le proconsul nommé par le pouvoir en place et les syndicats médicaux les plus opposés à une vraie réforme du système de santé, le dépeçage en règle de la Sécu.

Ce qui sera caché aux patients , c'est que les économies virtuelles chiffrées et attendues ne seront jamais au rendez-vous, car aucun moyen n'a été donné aux généralistes pour s'acquitter de la fonction administrative supplémentaire qui leur est dévolue. Au point que le système du médecin référent, un système de coordinations de soins autofinancé, optionnel, volontaire, choisi depuis 1997 par près de 8000 médecins et de 1.5 millions de patients, associant rémunération forfaitaire pour les généralistes en échange d'une bonne tenue du dossier et d'une formation médicale indépendante des firmes pharmaceutiques, et tiers-payant pour les patients, a été volontairement détruit par les signataires de cette contre-réforme.

Ce qui sera caché aux patients , c'est que les « négociations » ont moins abordé les réelles difficultés de notre système de santé, que les augmentations tarifaires des spécialistes. Aussi justifiées qu'aient pu être les revalorisations des spécialistes de secteur 1 dont les honoraires étaient bloqués depuis de nombreuses années, on peut s'interroger sur le fait que les généralistes, dans leur ensemble, n'obtiennent rien, rien d'autre que la possibilité de pratiquer un abattage à la pièce en voyant disparaître les systèmes de rémunération forfaitaire qui pour la première fois valorisaient le travail fait hors-consultation ( coordination des soins, actions de prévention et d'éducation, formation médicale indépendante, mise à jour des dossiers et des bases de données informatiques, amélioration des pratiques…)

Ce qui sera caché aux patients , mais qu'ils découvriront rapidement, c'est que cet accord signé entre les syndicats de spécialistes et le porte-parole du gouvernement sous l'égide du Ministre de la Santé et des ses conseillers issus de ces mêmes syndicats de spécialistes, ne met pas en place le système du médecin traitant, mais son contournement.
Car une fois les généralistes, faute de moyens, mis dans l'impossibilité de faire fonctionner le système coordonné, l'accès direct au spécialiste sera facturé avec dépassement d'honoraires généralisé.

Au nom d'une mythique « unité du corps médical », le Ministre a déjà salué cet accord comme la première convention signée depuis dix ans. Alors qu'une convention médicale spécifique aux généralistes a existé pendant toutes ces années, qui les a vus s'investir massivement, malgré les difficultés, dans la maîtrise des outils informatiques, la formation continue, la prise en charge de pathologies complexes, la prescription en génériques puis en DCI , génératrice d'économies pour la Sécurité Sociale comme pour les mutuelles, et donc pour chaque patient, car l'augmentation des dépenses de prescription est l'une des causes majeures d'augmentation de tarif des mutuelles.
Mais cet accord ne concernait que les généralistes, les spécialistes de secteur 1 étant mal défendus, et les spécialistes à honoraires libres refusant de s'investir dans ces accords.

Ici le mépris des hommes politiques issus du sérail pyramidal de l'édifice médical rejoint la logique ultralibérale : le patient doit enfin comprendre que la santé est devenue une marchandise comme une autre ; il doit savoir, obsession des économistes libéraux « combien ça coûte ? », et sortir le chéquier doit devenir pour lui une habitude en passant dans la salle de consultation, quand certains rêvaient encore de prise en charge sanitaire solidaire, égale pour tous.
Cette contre-réforme libérale n'offre aux généralistes aucune perspective hormis la course à l'acte, nez sur le guidon. 
A l'heure où la médecine générale est enfin reconnue comme une spécialité à part entière à l'Université, cette contre réforme pose comme principe la supériorité de la médecine d'organe, de l'homme morcelé, sur la médecine générale, médecine de l'homme considéré dans sa globalité.
Aux jeunes généralistes, elle fera office de repoussoir. Confrontés à la difficulté de l'exercice quotidien, à la désertification des campagnes par tous les acteurs de santé ( généralistes, infirmières, kinésithérapeutes), à la disparition du système du médecin référent qui correspondait en partie à leurs attentes de sortie du seul paiement à l'acte, ils donneront la préférence à des postes salariés ou s'installeront ailleurs en Europe, dans des pays où les politiques savent quelle est la spécificité du médecin généraliste, la prise en charge du patient dans sa globalité, sur le long terme, et non la distribution de bons pour accès au spécialiste.
Aux patients , elle réserve toute sa cruauté, avec la mise en place d'un accès aux soins dépendant des revenus.

A l'industrie pharmaceutique , elle offre un boulevard : entre des généralistes pressurés dont tous les efforts de prescription raisonnée n'auront servi qu'à réévaluer les spécialistes, et des spécialistes à honoraires libres parmi les plus opposés à la prescription hors-marque ( DCI et génériques), le coût réel des médicaments va exploser.

Au final, il faudra constater l'échec de cette contre-réforme, en faire porter la responsabilité aux lampistes que sont les généralistes, et ouvrir la porte aux assurances privées, d'un air désolé, en disant que la Sécu, bien malade, n'a pu être sauvée.
Les communicants du Ministre sauront très bien faire.

TELEPHONIE MOBILE : ARGUMENTS SCIENTIFIQUES JUSTIFIANT L'APPLICATION IMMEDIATE
DU PRINCIPE DE PRECAUTION
Par Roger SANTINI - Docteur d'Etat ès-sciences
Membre de la Bioelectromagnetics Society américaine (BEMS) et
de l'Union Radio-Scientifique Internationale (URSI)


Différents facteurs sont susceptibles de modifier le niveau d'exposition aux micro-ondes pulsées, des populations riveraines de stations relais et en particulier :
- la distance de la source émettrice,
- le fait d'être ou non placé dans le lobe principal d'hyperfréquences situé en avant des antennes émettrices,
- la présence de «réémetteurs passifs » constitués de structures métalliques (volets de fenêtres, portes de garages, rampes d'escaliers), qui « peuvent renforcer » l'intensité du champ électrique micro-ondes au point de mesure (Rapport INERIS de décembre 2003, page 22)
- les fluctuations dans les puissances émises par les stations relais en fonction du nombre de communications téléphoniques traitées par celles-ci, - la présence d'autres sources électromagnétiques dans l'environnement,
- les modifications par les opérateurs du nombre et (ou) des caractéristiques des antennes présentes sur un site, Ø De même le niveau d'exposition des utilisateurs de téléphones portables est susceptible de varier avec : - l'utilisation du portable en mauvaises conditions de transmission (sous-sol, temps de pluie, brouillard, ...)
- la durée des communications - l'emploi ou non d'un kit « mains libres » qui éloigne le téléphone de la tête - l'âge de l'usager (plus grande sensibilité des enfants chez lesquels la pénétration des micro-ondes pulsées est plus importante que chez l'adulte) - les caractéristiques techniques de l'appareil utilisé, ... Plusieurs arguments scientifiques peuvent être avancés pour justifier une application immédiate du principe de précaution à l'encontre des stations relais de téléphonie mobile et du téléphone cellulaire : 1. L'exposition chronique aux micro-ondes est responsable d'effets biologiques, comme le « syndrome des micro-ondes » ou maladie des radiofréquences, décrit dès les années 1960. Une publication récente (1) précise que cette pathologie est liée à l'exposition chronique à des hyperfréquences pulsées, semblables à celles générées par la technologie de la téléphone mobile cellulaire. Cette pathologie se caractérise par : - un syndrome asthénique (fatigabilité, irritabilité, nausées, céphalées, anorexie, dépression), un syndrome dystonique cardiovasculaire (bradycardie, tachycardie, hyper ou hypotension) et un syndrome diencéphalique (somnolence, insomnie, difficultés de concentration). On lui associe également du dermographisme (allergies cutanées, eczéma, psoriasis), des modifications de la formule sanguine, des perturbations de l'électroencéphalogramme et de la reproduction, une atteinte d'organes des sens et des tumeurs. Ces symptômes sont mis en évidence (voir ci-près) chez des riverains d'antennes et (ou) des utilisateurs de téléphones cellulaires. 2. L'exposition à un téléphone mobile cellulaire génère des effets biologiques. Une enquête épidémiologique suédo-norvégienne met en évidence une relation entre le nombre et la durée des appels téléphoniques et l'augmentation de plaintes telles que céphalées, fatigue, sensation de chaleur sur l'oreille (2). Une enquête française rapporte également une augmentation significative de la fréquence des plaintes exprimées lors de la communication (picotements à l'oreille, sentiment d'inconfort, chaleur sur l'oreille), en relation avec la durée (> 2 min) et le nombre d'appels par jour (> 2). Cette étude souligne en outre, une plus grande sensibilité des femmes pour les perturbations du sommeil (3). D'autres effets des téléphones cellulaires ont été observés chez l'homme :
- perturbations de l'activité électrique cérébrale,
- modifications du sommeil et de la pression artérielle,
- augmentation des céphalées, - atteintes de la barrière hémato encéphalique, ... 3. Des effets biologiques sont rapportés par des riverains de stations relais et d'émetteurs de radiotélévision.
a/ Pour les stations relais, la première étude parue est française. Publiée en 2001 elle porte sur 530 riverains d'antennes (4). Elle met en évidence par rapport au groupe référent (personnes situées à > 300 m ou non exposées), une augmentation significative de la fréquence de certaines plaintes jusqu'à une distance pouvant atteindre : 100 m pour l'irritabilité, la tendance dépressive, la perte de mémoire, les difficultés de concentration, les vertiges, 200 m pour les maux de tête, les perturbations du sommeil, le sentiment d'inconfort, les problèmes cutanés, 300 m pour la fatigue. Cette étude montre également une plus grande sensibilité des femmes et des sujets âgés de plus de 60 ans et souligne une plus grande nocivité de la position face aux antennes (5). Deux autres études, une espagnole (6) et une autrichienne, (7) viennent d'être publiées. Elles alertent aussi sur les problèmes de santé de riverains de stations relais. Une étude officielle du Gouvernement hollandais parue en septembre 2003 (Rapport - TNO-FEL-Report-03148) a été réalisée en laboratoire, sur des volontaires, en « double aveugle ». Elle met en évidence après seulement 45 minutes d'exposition à 0,7 Volts/m, à des radiofréquences de type antennes relais (GSM 900 MHz - UMTS 2100 MHz), des effets sur la mémorisation, l'attention visuelle, le sentiment de bien être, ... Cette étude fait également apparaître des différences significatives entre des sujets « électrosensibles » et ceux qui ne le sont pas. b/ Pour les émetteurs de radiotélévision :
- Des adultes exposés (rayon de 2 km) à un émetteur de radiotélévision, présentent une augmentation significative du risque de leucémies et de cancers de la vessie (8).
- Des enfants exposés à un relais de télévision ont une augmentation significative du risque de leucémies dans un rayon de 12 km (9).
- Des enfants exposés à un émetteur radio souffrent d'une baisse de la mémoire et de l'attention, d'une baisse des performances musculaires et d'une diminution des réflexes (10).
- Des femmes exposées aux ondes d'un émetteur de radiotélévision présentent une baisse significative des défenses immunitaires (11). - Il est observé chez des riverains d'un émetteur de radio à Rome, une augmentation significative de la mortalité par leucémie dans un rayon de 6 km (12). 4. Certains pays ont déjà adopté pour leur population des limites d'exposition nférieures à celles actuellement admises. L'Italie dans un décret de 1998, a adopté un seuil d'exposition de 10 µW/cm2 (6,1 V/m) au lieu de 450 et 900 µW/cm2 (41 et 58 V/m) recommandés par les instances européennes pour les fréquences de 900 et 1800 MHz respectivement. Le Grand-duché de Luxembourg a adopté en décembre 2000 un seuil d'exposition de 3 V/m. En Autriche, la Résolution de Salzbourg recommande 0,6 V/m. 5. La sensibilité aux hyperfréquences n'est pas la même pour tous.
En 1995, l'Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS) conclut suite à une étude épidémiologique au sein de l'armée de l'air française : « Il existe indiscutablement une sensibilité individuelle à l'action des radiofréquences. Soumises à une même exposition, certaines personnes peuvent présenter des troubles cliniques, d'autres non » (13). Selon l'International Radiation Protection Association (IRPA), cette sensibilité individuelle aux radiofréquences (électrosensibilité) serait d'ordre génétique (14) et également dépendante de l'âge et du sexe des personnes exposées (5). 6. Des extrêmement basses fréquences (ELF) sont présentes dans le signal de la téléphonie mobile. Or il est bien connu que les ELF ont des effets biologiques (troubles du sommeil, effets dépressifs, perturbation de la glande pinéale et de la mélatonine, augmentation du risque cancérigène, ...) et ce pour des valeurs du champ magnétique ELF de l'ordre de 2 à 4 milliGauss (15). On peut rappeler que des extrêmement basses fréquences à un niveau pouvant atteindre 18 milliGauss, sont mises en évidence dans le signal généré par les téléphones cellulaires (16). Afin de protéger les populations riveraines de stations relais et les utilisateurs de téléphones cellulaires, il convient dès à présent d'appliquer le principe de précaution : a/Pour les stations relais :
- On évitera de les implanter à moins de 300 mètres des lieux habités.
- En aucun cas le lobe principal du faisceau micro-ondes issu de l'antenne ne sera orienté vers des habitations.
- Dans l'environnement des antennes, les riverains ne devront pas être exposés à une densité de puissance micro-ondes supérieure à 0,1 µW/cm2 (0,61 V/m) (17, 18), ... b/Pour les utilisateurs de téléphones cellulaires :
- La communication téléphonique ne devra pas dépasser une durée de 2 à 3 minutes.
- Les jeunes de moins de 16 ans ne l'utiliseront qu'en cas d'urgence (17, 18), ... REFERENCES :
1. JOHNSON LIAKOURIS G. Radiofrequency (RF) sickness in the Lillienfeld study. An effect of modulated microwaves ? Arch. Environm. Health. 1998. 53 : 236-238.
2. SANDSTRÖM M. et coll. Mobile phone use and subjective symptoms experienced by users of analogue and digital mobile phone. Occup. Med. 2001. 51 : 25-35.
3. SANTINI R. et coll. Symptoms experienced by users of digital cellular phones : A study of a French engineering school. Electromagnetic Biology and Medicine. 2002. 21 : 81-88.
4. SANTINI R. et coll. Symptômes exprimés par des riverains de stations relais de téléphonie mobile. La Presse Médicale. 2001. 30 : 1594.
5. SANTINI R. et coll. Survey study of people living in the vicinity of cellular phone base stations. Electromagnetic Biology and Medicine. 2003. 22 : 41-49.
6. NAVARRO E.A. et coll. The microwave syndrome : A preliminary study in Spain. Electromagnetic Biology and Medicine. 2003. 22 : 161-169.
7. HUTTER H.P. et coll. Mobile telephone base-stations : Effects on health and wellbeing. 2nd Int. Workshop. 2002. Vol. 1 : 344-352.
8. DOLK. H. et coll. Cancer incidence near radio and television transmitters in Great Britain. I - Sutton Goldfield transmitter. Am. J. Epidemiol. 1997. 145: 1-9.
9. HOCKING B. et coll. Cancer incidence and mortality and proximity to TV towers. MJA. 1996. 165 : 601-605.
10. KOLODYNSKI A.A. et coll. Motor and psychological functions of school children living in the area of the Skunda Radio Location Station in Latvia. The Science of the Total Environment. 1996. 180 : 87-93.
11. BOSCOLO P. et coll. Effects of electromagnetic fields produced by radiotelevision broadcasting stations on the immune system of women. The Science of the Total Environment. 2001. 273 : 1-10.
12. MICHELOZZI P. et coll. Adult and childhood leukemia near a high-power radiostation in Rome, Italy. Am. J. Epidemiol. 2002. 155 : 1096-1103.
13. INRS. Champs électriques, champs magnétiques, ondes électromagnétiques. Guide à l'usage du médecin de travail et de prévention. Edition INRS. ED. 785. 1995. 134 pages.
14. IRPA. Guidelines on limits of exposure to radiofrequency electromagnetic fields in the frequency range from 100 KHz to 300 GHz. Health Physics. 1988. 54 : 115-123.
15. SANTINI R. Notre santé face aux champs électriques et magnétiques. Des faits scientifiques aux conseils pratiques. Editions Sully. 1995. 156 pages.
16. LINDE T. et coll. Measurement of low frequency magnetic fields from digital cellular
telephones. Bioelectromagnetics. 1997. 18 : 184-186.
17. GAUTIER R., LE RUZ P., OBERHAUSEN D., SANTINI R. Votre GSM votre santé on vous ment ! Livre Blanc des incidences du téléphone mobile et des antennes relais sur la santé. Editions Marco Pietteur. 2003. 141 pages.
18. SANTINI R. Téléphones cellulaires Danger ? Editions Marco Pietteur. 1998. 208 pages. (Ouvrage référencé au Parlement européen de Bruxelles : Rapport du Député TAMINO G. - Mis à jour et réédité en 2001). N.B. Texte accepté en communication au 26ème Meeting International de la Bioelectromagnetics Society. Juin 2004. Washington, USA

Appel à Rassemblement et Soutien


Tout ce que vous direz sur la téléphonie mobile pourra être  retenu contre vous
Etienne  Cendrier,  porte-parole de l'association nationale Robin des Toits est  poursuivi  au pénal pour diffamation par l'opérateur SFR ; suite à une interview publiée en novembre dernier dans le Journal du Dimanche ; il sera mis en examen le Jeudi 7 octobre 2004 pour complicité avec le journal qui a rapporté ses propos.
C'est  la deuxième poursuite engagée contre lui ; Bouygues-Télécom l'a déjà
assigné  personnellement  pour diffamation et atteinte à l'honneur pour 200 000 Euros.
N'en   déplaise   aux  opérateurs,  il  existe,  des  études  scientifiques
indépendantes  (non  subventionnées  par  eux)  qui  mettent  en  avant des
problèmes graves de santé publique liés à l'usage du téléphone mobile ou au
fait de vivre près d'antennes-relais de téléphonie mobile.


A-t-on encore le droit de le dire ?
En  France, lorsque la critique d'un film ou l'essai d'une nouvelle voiture
paraît  dans  la  presse,  le  journal ou l'auteur de l'article n'ont pas à
craindre  d'être  poursuivis par le distributeur du film ou le constructeur
automobile. Il en va différemment pour la téléphonie mobile, qui s'autorise
une exception à la liberté d'expression.

Etienne Cendrier, est un militant bénévole et s'exprime en qualité de porte parole d'un mouvement associatif national. Il n'a aucun intérêt personnel à contribuer à lancer une alerte sur la téléphonie mobile. Son seul souci est l'intérêt général.

Peut-on encore se prévaloir de la liberté d'expression, ou doit-on accepter
que tout débat soit étouffé par voie judiciaire ?

Appel  est  lancé  à se rassembler au Palais de Justice de Paris ce
Jeudi 7 octobre  à  12h30, jour de la comparution d'Etienne Cendrier devant le juge d'instruction.
(4, Bd du Palais  Métro : Cité)
Le comédien Rufus a d'ores et déjà annoncé sa présence.
Un point presse sera organisé.

     Nous  sommes  intéressés  par  votre  avis  sur  cette  conception  du
dialogue. Tout soutien écrit à Etienne Cendrier sera utile.
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Reporters sans frontières Pétition de soutien aux journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot, ainsi qu'à leur guide Mohammed Al-Joundi
Irak
signez les pétitions
La violence machiste en promotion !


Juillet 2004 : Une carte publicitaire pour Club-Internet est diffusée à des dizaines de milliers d'exemplaires dans un réseau de commerces. On y voit les jambes d'une femme allongée sur le sol et chaussée de sandales à hauts talons. Le reste de son corps est masqué par la porte ouverte d'un lave-vaisselle. Texte : « À la place de mon match, elle voulait voir un documentaire sur les étoiles filantes. Elle les a vues. » On comprend donc qu'à la suite d'un désaccord sur le programme de télévision, « il » l'a tabassée et « elle » est restée sur le carreau après avoir vu trente-six chandelles. Quel pays est assez machiste pour que la violence conjugale masculine y soit impunément utilisée dans la publicité d'un fournisseur d'accès Internet ? La France... Août 2004 : un an après Bertrand Cantat, meurtrier de sa compagne Marie Trintignant, l'ancien international de rugby Marc Cécillon assassine sa femme Chantal. Dans ces affaires dont les coupables sont des hommes connus, bien des médias leur cherchent des excuses dans l'alcool ou la jalousie. En France, pendant ces douze mois, les soixante-douze autres meurtres commis par des hommes sur leur femme ou compagne n'ont pas fait la une. Ils ont souvent eu lieu après que la victime a subi des années de violences et qu'elle a plusieurs fois déposé plainte. Dans la plupart des cas, c'est parce que la femme voulait une séparation.

Combien de mortes faudra-t-il encore pour que des publicités comme celle de Club-Internet, qui sont des appels à la violence, ne soient plus possibles en France ?
En juin 2004
, le gouvernement a déposé un projet de loi contre le sexisme et l'homophobie, dont l'examen a été repoussé à la prochaine session parlementaire.

Nous demandons à nos élus de voter au plus vite une loi anti-sexiste permettant de réprimer de telles incitations à la violence.
Nous demandons à Club-Internet des excuses publiques. À défaut de réponse positive avant le 15 septembre, nous nous engageons à lui retirer notre clientèle.

Voici la liste des premiers membres de La Meute ayant une adresse chez Club-Internet, qui annoncent publiquement leur intention de se désabonner :
Annick Boisset, Paris
Henri Boulbés, Paris
Philippe Breton, Strasbourg
Roxane Bunel, Val-d'Oise
Claire Desaint, Paris
Véronique Bayle, Toulouse
Christiane Chancel-Fribourg, Briançon
Fabienne Certain, Languedoc
Brigitte Levasseur-Costil, Sauguis


Voici une lettre adressée à Club-Internet par Christiane Chancel-Fribourg. Vous pouvez vous en inspirer pour protester vous aussi auprès du président. Monsieur,
Je vous confirme ma conversation téléphonique de ce jour avec l'un de vos conseillers clientèle. Je lui ai fait part de ma stupéfaction horrifiée à la vue de la publicité que vous avez faite pour démarcher la clientèle et qui montre une femme couchée sous son lave-vaisselle alors qu'elle vient d'être battue par son compagnon.
Il est impensable qu'une telle image ait pu être considérée par vos services comme avantageuse pour votre marque. Des évènements récents, tant en France qu'à l'étranger, montrent combien les femmes peuvent être méprisées, atteintes dans leur dignité, voire dans leur vie. Est-ce cette banalisation de la violence qui vous a semblée alléchante pour vos futurs clients ? Je n'ose le croire.
Je suis, quant à moi, une très ancienne cliente et j'ai toujours été très contente de vos services. Mais cette publicité fait que je ne peux plus être fière de mon e-mail.
Je vous prie donc, comme le demande le réseau "La Meute" dont je fais partie, de présenter dans l'urgence à votre clientèle et aux femmes en général des excuses publiques faute de quoi je me désabonnerai et ferai savoir à tout mon réseau les raisons de ce retrait.
Espérant encore que vous saurez revenir à la raison, je vous prie d'agréer, Monsieur, mes salutations.
Christiane Chancel-Fribourg


Écrivez, vous aussi, en annonçant que, si Club-Internet ne fait pas d'excuses publiques avant le 15 septembre, vous lui retirerez votre clientèle, ou que vous ne la lui donnerez pas : l'expérience de La Meute montre que c'est l'argument le plus efficace.
Il est important que vous écriviez : on estime qu'une lettre reçue correspond à la colère de mille personnes n'ayant pas écrit.

Club-Internet 11 rue de Cambrai 75019 PARIS
tél. 01 55 45 45 00
adresse courriel : service_clientele@club-internet.fr


À bientôt !
Florence Montreynaud


La Meute contre la publicité sexiste
Maison des femmes, 163 rue de Charenton 75012 Paris
site : http://lameute.org.free.fr Manifeste à signer : http://lameute.org.free.fr/index/
l'Association Justice Pour Tous groupe VLD receuille les témoignages et les avis des experts, avocats, juristes, pour porter plainte dans l'affaire.
écrivez avec vos coordonnées à : justicept@hotmail.com


http://fr.groups.yahoo.com/group/justice_droit_france/

Expulsion

L'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), propriétaire des lieux, a décidé de procéder à l'expulsion du Smoke pour des raisons d'opération immobilière, et malgré les engagements pris par la précédente direction de l'AP-HP. Il semble que l'AP-HP se remette difficilement de projets coûteux comme l'Hôpital Européen George Pompidou. Mais l'AP-HP est l'un des plus gros propriétaire immobilier de Paris et n'a nul besoin de récupérer le Smoke. En outre, si l'expulsion devenait effective, trois employés se retrouveraient au chômage, et Lazhar, sa femme et ses quatre enfants se retrouveraient à la rue… Malgré nos appels, l'AP-HP n'a déjà pas hésité à expulser les locataires de l'immeuble, dont des personnes âgées isolées qui vivaient là depuis plus de 40 ans. Pétition http://www.fondationolivier.com/smoke02.htm#Petition

Appel à signature : Traitements psychiatriques dégradants (8/07/04)
http://www.fraternet.com/magazine/in_0705.htm
"... En conséquence, compte tenu de l'abondante littérature médicale démontrant les effets hautement délétères et irréversibles de cette méthode ainsi que son absence d'efficacité, considérant le rapport bénéfices/risques, très nettement et indiscutablement en sa défaveur, le Collectif des médecins et des citoyens contre les traitements dégradants de la psychiatrie considère que l'information délivrée aux patients susceptibles de recevoir des électrochocs ou à leur famille n'est pas conforme aux données actuelles de la science et constitue à ce titre une information déloyale pouvant être également qualifiée de manquement à l'éthique et de faute, en droit général..."
Signer la pétitions
Appel à signature Manifeste pour la psychanalyse : http://www.seinemedia.com/manifestepourlapsychanalyse/journal Avis de KO social ordinaire http://www.avisdekosocial.org/index.php#petition

Sauvons la recherche et non au mépris : http://www.ancmsp.org/

Manifeste de l'association (a)lpha VICHY : Serge Hajblum"CPI/Crimes de guerre - L'exception française" http://www.petitiononline.com/cfcpi/
"...La Coalition française pour la Cour pénale internationale (CPI) salue l'entrée en vigueur le 1er juillet 2002 du Statut de Rome portant création de la CPI. A partir de cette date historique dans la lutte contre l'impunité, la Cour, basée à La Haye, aura compétence pour juger les crimes de génocide, les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre commis sur le territoire ou par le national d'un Etat Partie. La France a ratifié le 9 juin 2000.
La France est le seul pays parmi les 71 Etats Parties (au 28 juin 2002) à ne pas accepter la compétence pleine et entière de la Cour pénale internationale."

  1. TOUTE LA RECHERCHE ET L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR DOIT SE MOBILISER ! !
    Manifestation derrière l'Hôtel de Ville à 12H
  2. Assemblée Générale des Jeunes Chercheurs
    Mercredi 10 mars à 18h
    Amphi de Biologie à Jussieu (12 rue Cuvier)

Signez l'appel des ONG : Pétition : ven 5 mars 2004 http://www.coordinationsud.org/index.html#

... Les Organisations de Solidarité Internationale françaises appellent le Gouvernement français à tenir ses engagements vis à vis de leurs projets...
Appel contre la guerre à l'intelligence : http://www.lesinrocks.com/inrocks/galeries/appel/appel.htmlNe laissons plus les exilés dormir dehors
http://pajol.eu.org/article222.html
Lettre ouverte à Monsieur Devedjian, à Jacques Chirac, aux présidents de l’Assemblée Nationale du Sénat, des divers groupes parlementaires et à la presse par la FIL, la ligue ODEBI et GlobeNet. (7 avril 2004)







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