Le
féminin
et
les femmes
(cliquez sur le lien "femmes" ci-dessus pour lire la suite)

Dessin Louis Pollet
Extrait "Le désir et la perversion"
Piera Aulagnier-Spairani, J. Clavreul, F. Perrier, G. Rosolato, J-P. Valabrega. Le champ Freudien. Ed. Seuil.

Badge offert par Frédérique James
Une inconnue, une militante, active...
Merci, Frédérique et les autres inconnues
pour nous avoir permis de disposer de notre corps.
1804
Le Code Civil fait des femmes des mineures à vie,
sans droit sur
elles-mêmes et leurs biens.
Elle passe de l'autorité de leur père à celle de leur mari.

Création Frédérique Angoulvent
1920
Les femmes peuvent adhérer à un syndicat sans l'accord préalable
de leur mari.
Une loi interdit l'accès à toute information
sur la contraception et criminalise l'avortement.

Photographie Marie Hélène Cayla
Découvrez le cyberféminisme
George Sand
« Liberté, égalité, solidarité»
1944
Les femmes acquièrent le droit de vote. Aux législatives de 1946,
elles sont 5 % d'élus (contre environ 12 % aujourd'hui). 
Dessin Louis Pollet
1965
Une femme peut désormais exercer une profession
et ouvrir un compte en banque sans l'autorisation de son mari.
1967
La loi Neuwirth abroge partiellement la loi de 1920
et légalise la contraception qui est alors autorisée.
1970
L'autorité parentale se substitue à l'autorité paternelle.
La notion de chef de famille disparaît.
Création du MLF : Mouvement de Libération des Femmes

Journal du Mouvement de libération
dans ses toutes premières années.
Des archives de Frédérique James
1975
La loi Veil (de Simone Veil, Ministre de la Santé) autorise
l'avortement
sous certaines conditions.
La loi permet désormais le divorce par consentement mutuel.
Le mouvement des femmes
- Dès le 19ème siècle, la revendication est essentiellement politique : obtenir le droit de participer aux élections, d'être considérées comme d'autres êtres humains (juridique, en particulier). La revendication ne porte pas sur la façon dont la société a réglé le partage des tâches et du pouvoir entre les sexes, à l'intérieur des familles en particulier.
- Dans les années 1960, les revendications féministes vont changer complètement de nature :
- droit à disposer de son corps (contraception et avortement)
- sur la domination au travail
- sur la domination dans la famille (partage des tâches),
- sur l'égalité des droits dans tous les domaines.
- Ce mouvement génère de nouvelles solidarités : les revendications féministes développent chez de très nombreuses femmes le sentiment d'appartenance à un groupe dominé, qui doit se défendre. L'identité féminine est affirmée en tant que telle, et les conflits, quels qu'ils soient, vont de plus en plus souvent être traversés par les revendications féministes.
- Le mouvement génère de nouveaux droits, règles, en particulier juridiques : la législation se transforme dans de nombreux pays afin de garantir l'égalité des droits. La discrimination au travail a été interdite, des nouvelles règles ont été adoptées dans le domaine du droit de la famille (en particulier pour assurer l'égalité du père et de la mère vis-à-vis des enfants). On sait bien cependant que passer des nouvelles règles à une nouvelle réalité nécessite parfois beaucoup de temps. C'est bien le cas dans ce domaine : l'égalité affirmée sur le plan politique depuis 1946 en France n'a pas permis une meilleure représentation des femmes à l'Assemblée nationale. La loi sur la parité, qui impose une égalité de candidatures entre hommes et femmes, n'a pas sensiblement amélioré les choses puisque le nombre de femmes élues n'a augmenté que de 8 ! Ces nouvelles règles sont sous-tendues par une transformation des valeurs, même si elle est lente : la domination masculine n'est plus jugée comme « naturelle » dans notre société.
Les mouvements féministes ont réussi à imposer comme légitime leur exigence d'égalité de traitement entre hommes et femmes. Sur le terrain, la bataille n'est pas encore gagnée !

Peinture Frédérique Angoulvent
haut
en cours de création...
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1992
Loi sur les violences conjugales et le harcèlement sexuel.

Photographie Stéfan Hoareau

Craie Louis Pollet
*
...en
cours...
Nous
vous remercions de nous communiquer vos recherches sur les femmes
oubliées de la littérature, de la philosophie, de la psychanalyse,
de l'art, des sciences... augustina.b@free.fr

Craie Louis Pollet
Des femmes oubliées :
Louise Michel
1830-1905
Ghénia Avril de Sainte-Croix (1855-1939)
Le Féminisme . Paris, V. Giard et E. Brière, 1907 (BUA 3 092878)
Jane Misme (1865-1935) :
Octobre 1906 : Crée l'hebdomadaire "La Française, Journal de Progrès féminin " jusqu'en juin 1940. Après la guerre :
"Résistante de Françoise Seligmann" et s'arrête 29 juin 1946 après la mort de C. Brunschvicg
Marguerite Durand (1864-1936) : (Journaliste)
Décembre 1897 : Crée La fronde plus connu sous le nom : « Temps en jupons » journal entièrement réalisé par des femmes (Clémence Royer, philosophe et première femme à donner un cours en Sorbonne ;
Séverine (Caroline Rémy) journaliste nationale ; Daniel Lesueur (Jeanne Loiseau), dramaturge et romancière, une des premières femmes à recevoir la Légion d'honneur ; Jeanne Chauvin, avocate et une des toutes premières femmes inscrites au barreau de Paris ; Blanche Galien, la première pharmacienne en France ; et Melle Klumke, la première femme astronome admise à l'observatoire de Paris) :
politique, sports et la haute finance... traitait de questions sociales et publiait des feuilletons... 50.000 exemplaires en 1898...
Cécile Brunschvicg (1877-1946) :
1907, milite à l'Union française pour le suffrage des femmes,
puis
au Conseil national des femmes françaises.
1917 participe à la mise en place de l'Ecole des surintendantes d'usine. 1920 est au "Soroptimist club" ("Rotary club" féminin)
1924 entre au Parti radical et
1936 est appelée au poste de sous-secrétaire d'état à l'Education nationale dans le premier ministère de L. Blum.
Germaine Malaterre-Sellier (1889- ?)
(infirmière major)
1915 reçoit la croix de guerre avec palmes
Marie-Louise Puech (secrétaire de La Paix par le Droit)
se consacra au développement de l'Union féminine pour la SDN dont elle fut secrétaire générale (1920) puis présidente (1930). Elle fut aussi l'une des dirigeantes de l'Association française des femmes diplômées des universités et appartint au comité central de l'UFSF.
Marguerite Pichon-Landry (1878-1972)
s'investit au CNFF : elle présida la section Législation (1914-1927), devint secrétaire générale en 1929, puis présidente de 1932 à 1952. Vice-présidente de la fondation de l'Union fédérale de la consommation
fut décorée de la Médaille de la résistance et chevalier de la Légion d'Honneur.
Suzanne Grinberg (1889-1972)
1909 : prêta serment et devint la 9e avocate en France.
consacra une grande partie de son temps au suffragisme.
1914 : Membre du comité central de l'Union française du suffrage des femmes
1930 : s'occupa de la section juridique et devint vice-présidente de l'association.
se représenta la France au bureau de l'Association internationale pour le suffrage des femmes et fut secrétaire de l'Union féminine pour la Société des Nations.
Professeur de Droit à HEC Jeunes filles,
auteure de plusieurs ouvrages sur les droits des femmes,
créa l'Association des femmes juristes.
fut la première femme admise à la direction de la Confédération des travailleurs intellectuels et à l'Association nationale des avocates,
1933, la première femme à recevoir la légion d'honneur à titre professionnel.
Marcelle Kraemer-Bach (1889-1990) (avocate)
1918 : Membre de l'Union française pour le suffrage des femmes
1920 : devint avocate
présida la Fédération internationale des avocates (fondée en 1929).
1924 : rejoignit en le Parti radical.
1932 : secrétaire du bureau de ce parti.
Marcelle Legrand-Falco (1880-1985) :
Union temporaire contre la Prostitution réglementée et la Traite des femmes (réd.) La réglementation de la prostitution . Paris, Ed. de l'Union temporaire, 1932 (BUA 3 093065)
Josephine Butler :
Souvenirs personnels d'une grande croisade . Paris, Fischbacher, 1900. (BUA 3 092865)
Louli Sanua :
Figures féminines, 1909-1939 . Paris, Siboney, 1949. (BUA 3 092979)
Suzanne Nicolitch :
Le socialisme et les femmes. Paris, Ed. de la SFIO, 1936 (BUA 3 093070)
La Femme émancipée :
C. Brunschvicg, S. Grinberg, G. Avril de Sainte-Croix, etc.
Paris, Montaigne, 1927. (BUA 3 092900)
Lucien Romier :
Promotion de la femme . Paris, Hachette, 1930 (BUA 3 092980)
à suivre...
Gisèle Alimi
Frédérique James : Une femme inconnue
Kate Millet
Simone Veil
Quelques extraits du séminaire de J. Lacan
23 janvier 1963 : "...Où il n'a pas assez médité sur ce sur quoi, parlant de fantasme, j'avais porté l'accent devant vous dans un discours récent sur le paradoxe d'Epiménide, sur le je mens et sa parfaite recevabilité, pour autant que ce qui ment, c'est le désir dans le moment où, s'affirmant comme désir, il livre le sujet à cette annulation logique sur quoi s'arrête le philosophe quand il voit
la contradiction du je mens. Mais, après tout, ce que Freud manque là, nous le savons, c'est ce qui manque dans son discours. C'est ce qui est toujours resté pour lui à l'état de question : Que veut une femme ? L'achoppement de la pensée de Freud sur quelque chose que nous pouvons appeler provisoirement..., ne me faites pas dire que la femme est menteuse en tant que telle, mais que la féminité se dérobe et que quelque chose y soit de ce biais.
Pour employer des termes du liquide, cette douceur fluente, quelque chose devant quoi Freud a failli périr étouffé de cette promenade nocturne que sa fiancée, le jour même où ils échangeaient les deux derniers vœux, fit avec un vague cousin, je ne me rappelle plus bien, je n'ai plus regardé la bibliographie, je l'appelle un vague cousin, c'est n'importe quoi d'autre, c'est un de ces godelureaux à l'avenir, comme on dit, assuré, ce qui veut dire qu'ils n'en ont aucun, avec lequel il a découvert, peu après, qu'elle avait fait une petite balade, et c'est là qu'est le point aveugle, Freud veut qu'elle lui dise tout. La femme, eh ! bien, elle l'a faite, la talking cure et pour le chimney-weeping, on a bien ramoné ! Pendant un certain temps, on ne s'est pas entêté là-dedans; l'important, c'est d'être ensemble dans la même cheminée. La question, quand on en sort - vous le savez, elle a été rappelée à la fin d'un de mes articles, la question empruntée au Talmud - quand on sort ensemble d'une cheminée, lequel des deux va-t-il aller se débarbouiller? Oui, je vous conseille de relire cet article, et pas seulement celui-là, mais aussi celui que j'ai fait sur La Chose Freudienne. La Chose freu-dienne vous pourrez l'y voir désignée, si j'ose dire avec quelque accent c'est cette Diane que je désigne comme montrant la suite de cette chasse qui continue. La Chose freudienne, c'est ce que Freud a laissé tomber, mais c'est elle encore qui emmène, sous la forme de nous tous, toute la chasse après sa mort. Nous continuerons cette poursuite la prochaine fois..."
| compteur placé le 24 mars 2005
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