Psychanalyse
Jacques Lacan psychanalyste
Les formations de l'inconscient
5 février 1958
"...A titre d'indications bibliographiques, je vous signale trois articles auxquels j'aurai l'occasion de faire référence. Le premier est d'Ernest Jones, The Phallic Phase, publié dans l'International Journal, volume XIV, 1933, et repris dans son recueil, qu'il termine, Papers on Psycho-analysis.
Le second est en allemand, c'est, de Hanns Sachs, Genese der Perversion, que vous trouverez dans le neuvième volume du Zeitschrift für Psychoanalyse, 1923.
Enfin, je vous donne la référence anglaise du troisième, Perversion and Neurosis, d'Otto Rank, dans l’IJP de la même année.
J'y joins l'article initial de Freud, de 1919, Ein Kind wird geschlagen, qui a été le signal donné par celui-ci d'un retournement ou d'un pas en avant de sa propre pensée, et du même coup de tout le développement théorique de la pensée analytique qui a suivi concernant les névroses et les perversions.
A y regarder de près, la meilleure formule que l'on puisse donner de ce qui se passe alors est une formule que permet seulement de donner le registre que j'essaye de développer ici en vous montrant l'instance essentielle du signifiant dans la formation des symptômes il s'agit en effet de l'intervention chez Freud de la notion de signifiant.
Dès que Freud l'a eu montré, il est apparu clairement que l'instinct, la pulsion, n'a nul droit à être promu comme plus nu, si l'on peut dire, dans la perversion que dans la névrose. Tout l'article de Hanns Sachs sur la genèse des perversions est fait pour montrer qu'il y a dans toute formation dite perverse, quelle qu'elle soit, exactement la même structure de compromis, d'élusion, de dialectique du refoulé, et de retour du refoulé, qu'il y a dans la névrose. C'est l'essentiel de cet article si remarquable, et il en donne des exemples absolument convaincants. Il y a toujours dans la perversion quelque chose que le sujet ne veut pas reconnaître, avec ce que ce veut comporte dans notre langage ce que le sujet ne veut pas reconnaître ne se conçoit que comme étant là articulé, et néanmoins non seulement méconnu par lui, mais refoulé pour des raisons essentielles d'articulation.
C'est là le ressort du mécanisme analytique du refoulement. Si le sujet reconnaissait le refoulé, il serait forcé de reconnaître en même temps une série d'autres choses, lesquelles lui sont proprement intolérables, ce qui est la source du refoulé. Le refoulement ne peut se concevoir qu'en tant que lié à une chaîne signifiante articulée. Chaque fois que vous avez refoulement dans la névrose, c'est pour autant que le sujet ne veut pas reconnaître quelque chose qui nécessiterait de l'être, et ce terme, nécessiterait, comporte toujours un élément d'articulation signifiante qui n'est pas concevable autrement que dans une cohérence de discours. Eh bien, pour la perversion, c'est exactement la même chose. Voilà que, en 1923, à la suite de l'article de Freud, Sachs et tous les psychanalystes s'aperçoi-vent que si on la regarde de près, elle comporte exactement les mêmes mécanismes d'élision des termes fondamentaux, à savoir oedipiens, que nous trouvons dans l'analyse des névroses.
S'il y a tout de même une différence, elle mérite d'être serrée d'extrêmement près. On ne saurait en aucun cas se contenter d'une opposition aussi sommaire que celle qui consisterait à dire que, dans la névrose, la pulsion est évitée, alors que dans la perversion, elle s'avoue nue. Elle y apparaît, la pulsion, mais elle n'y apparaît jamais que partiellement. Elle apparaît dans quelque chose qui, par rapport à l'instinct, est un élément détaché, un signe à proprement parler, et on peut aller jusqu'à dire un signifiant de l'instinct. C'est pourquoi la dernière fois en vous quittant j'insistais sur l'élément instrumental qu'il y a dans toute une série de fantasmes dits pervers pour nous limiter pour l'instant à ceux-là.
Il convient en effet de partir du concret et non pas d'une certaine idée générale que nous pouvons avoir de ce que l'on appelle l'économie instinctuelle d'une tension, agressive ou pas, de ses réflexions, retours, réfractions. Au moins n'est-ce pas cela qui nous rendra compte de la prévalence, de l'insistance, de la prédominance, de ces éléments dont le caractère est non seulement émergent, mais isolé dans la forme que prennent les perversions sous les espèces de fantasmes, c'est-à-dire de ce par quoi elles comportent satisfaction imaginaire.
Pourquoi ces éléments ont-ils cette place privilégiée ? J'ai parlé l'autre fois de la chaussure et aussi bien du fouet nous ne pouvons les rattacher
à une pure et simple économie biologique de l'instinct. Ces éléments instrumentaux s'isolent sous une forme trop évidemment symbolique pour qu'elle puisse être un instant méconnue dès que l'on approche la réalité du vécu de la perversion. La constance d'un tel élément à travers les transformations que peut montrer au cours de la vie d'un sujet l'évolution de sa perversion - point sur lequel insiste également Sachs - est bien de nature à souligner la nécessité de l'admettre, non seulement comme un élément primordial, dernier, irréductible, dont nous devons voir la place dans l'économie subjective, mais encore comme un élément signifiant de la perversion.
Venons-en à l'article de Freud.
Freud part d'un fantasme isolé par lui dans un ensemble de huit malades, six filles et deux garçons, présentant des formes pathologiques assez nuancées, dont une part assez importante statistiquement est névrotique, mais non pas l'ensemble.
Il s'agit d'une étude systématique et combien soigneuse, suivie pas à pas, avec un scrupule qui distingue, entre toutes, les investigations faites par Freud lui-même. Partant de ces sujets, si divers soient-ils, il s'emploie à suivre, à travers les étapes du complexe d'Œdipe, les transformations de l'économie du fantasme, Maso un enfant, et commence d'articuler ce qui se développera par la suite comme le moment d'investigation des perversions dans sa pensée, et qui nous montrera toujours plus, j'y insiste, l'importance du jeu du signifiant dans cette économie.
Je ne puis que pointer en passant que l'un des derniers articles de Freud, Constructions en analyse - je ne sais si vous l'avez remarqué - montre l'importance centrale de la notion du rapport du sujet au signifiant pour concevoir le mécanisme de la remémoration dans l'analyse. Il est tout à fait avéré dans cet article que ce mécanisme est lié comme tel à la chaîne signifiante. De même, la dernière oeuvre que Freud nous lègue, le dernier article de lui que nous ayons, de 1938, celui qui dans les Collected Papers était traduit sous le titre Splítting of the Ego in the Process of Defence, que je traduis par La Division, ou l'Éclatement, du moi dans le mécanisme du symptôme analytique, et dont le titre allemand est Die Ichspaltung im Abwehrvorgang, celui sur lequel Freud est resté, la plume lui tombant des mains, l'article est inachevé , ce texte lie étroitement l'économie de l'ego avec la dialectique de la reconnaissance perverse, si l'on peut dire
d'un certain thème auquel le sujet se trouve confronté. Un noeud indissoluble réunit la fonction de l'ego et la relation imaginaire dans les rapports du sujet à la réalité, et ce, en tant que cette relation imaginaire est utilisée comme intégrée au mécanisme du signifiant. Prenons maintenant le fantasme Maso un enfant.
Freud s'arrête sur ce que signifie ce fantasme dans lequel paraît être absorbée, sinon l'entièreté, du moins une partie importante des satisfactions libidinales du sujet. Il insiste sur le fait qu'il l'a rencontré en grande majorité chez des sujets féminins, moins souvent chez des sujets masculins. Il ne s'agit pas de n'importe quel fantasme sadique ou pervers, il s'agit d'un fantasme qui culmine et se fixe sous une forme dont le sujet livre le thème d'une façon très réticente. Il semble qu'une assez grande charge de culpabilité soit liée à la communication même de ce thème qui, une fois révélé, ne peut s'articuler autrement que par Maso un enfant.
Maso. Ein Kind wird geschlagen. Cela veut dire que ce n'est pas le sujet qui bat, il est là en spectateur. Freud commence par analyser la chose comme elle se passe dans l'imagination des sujets féminins qui ont eu à la lui révéler. Le personnage qui bat est, à le considérer dans son ensemble, de la lignée de ceux qui ont l'autorité. Ce n'est pas le père, c'est à l'occasion un instituteur, un homme tout-puissant, un roi, un tyran, c'est quelquefois une figure très romancée. On reconnaît, non pas le père, mais quelqu'un qui en est pour nous l'équivalent. Nous aurons à le situer dans la forme achevée du fantasme, et nous verrons très facilement qu'il n'y a pas lieu de se contenter d'une homologie avec le père. Loin de l'assimiler au père, il convient de le placer dans l'au-delà du père, à savoir dans cette catégorie du Nom-du-Père que nous prenons soin de distinguer des incidences du père réel.
Il s'agit dans ce fantasme de plusieurs enfants, d'une espèce de groupe ou de foule, et ce sont toujours des garçons. Voilà qui soulève des pro-blèmes, et assez nombreux pour que je ne puisse songer à les couvrir aujourd'hui, je vous prie simplement de vous reporter à l'article de Freud.
Que ce soit toujours des garçons qui soient un enfant est, c'est-à-dire des sujets d'un sexe opposé à celui du sujet du fantasme, voilà ce sur quoi on peut spéculer indéfiniment essayer par exemple de le rapporter d'emblée à des thèmes comme celui de la rivalité des sexes. C'est là dessus que Freud achèvera son article, en montrant la profonde incompatibilité de théories comme celle d'Adler avec les données cliniques, et leur incapacité à expliquer un résultat pareil. L'argumentation de Freud est amplement suffisante, et ce n'est pas ce qui fait notre intérêt essentiel.
Ce qui fait notre intérêt, c'est la façon dont Freud procède pour aborder
le problème. Il nous donne le résultat de ses analyses, il commence par parler de ce qui se passe chez la fille, ce pour les nécessités de l'exposition, afin de n'avoir pas à faire constamment des ouvertures doubles - ceci chez la fille, cela chez le garçon -, puis il prend ce qui se passe chez le garçon, où il a d'ailleurs moins de matériel.
En somme, que nous dit-il ? Il constate des constances, et il nous les rapporte. Ce qui lui paraît essentiel, ce sont les avatars de ce fantasme, ses transformations, ses antécédents, son histoire, ses sous-jacences, à quoi l'investigation analytique lui donne accès. Le fantasme connaît en effet un certain nombre d'états successifs au cours desquels on peut constater que quelque chose change et que quelque chose reste constant. Il s'agit pour nous de tirer enseignement du résultat de cette investigation minutieuse, qui porte la marque qui fait l'originalité d'à peu près tout ce qu'a écrit Freud précision, insistance, travail du matériel jusqu'à ce que les articulations qui lui apparaissent comme irréductibles aient été vraiment détachées.
C'est ainsi que dans les cinq grandes psychanalyses, et en particulier dans l'admirable Homme aux loups, nous le voyons revenir sans cesse à rechercher strictement la part de ce que l'on peut appeler l'origine symbolique et celle de l'origine réelle, dans la chaîne primitive de l'histoire du sujet. Ici, de même, il nous détache trois temps.
La première étape, nous dit-il, que l'on trouve toujours en cette occasion chez les filles, est celle-ci. A un moment donné de l'analyse, l'enfant qui est un enfant est, et qui dévoile dans tous les cas son vrai visage, est un germain, un petit frère ou une petite sueur, que le père bat.
Quelle est la signification de ce fantasme ?
Nous ne pouvons dire si c'est sexuel ou si c'est sadique, telle est la surprenante affirmation qui sort de la plume de Freud, référence littéraire à l'appui, la réponse des sorcières de Macbeth à Banco - c'est fait de la matière, stuff ; d'où les deux proviennent, le sexuel et le sadique. Nous trouvons là ce que Freud mettra en valeur dans un article de 1924, Le Problème économique du masochisme, et qui est nécessité par l'Au-delá du principe du plaisir, à savoir cette étape première où nous devons penser qu'il y a primitivement, au moins pour une part importante, Bindung, liaison, fusion des instincts libidinaux, des instincts de vie, avec les instincts de mort, tandis que l'évolution instinctuelle comporte une défusion, Entbindung, plus ou moins précoce de ces instincts. Certaines prévalences ou certains arrêts dans l'évolution du sujet sont attribuables à l'isolement précoce de l'instinct de mort.
Bien que ce fantasme soit primitif pour autant que l'on ne trouve pas d'étape archaïque antérieure, Freud souligne en même temps que
c'est au niveau du père que se situe sa signification.
Le père refuse, dénie son amour à l'enfant, un enfant est, petit frère ou petite soeur.
C'est pour autant qu'il y a dénonciation de la relation d'amour et humiliation, que ce sujet est visé dans son existence de sujet. Il est l'objet d'un sévice, et ce sévice consiste à le dénier comme sujet, à réduire à rien son existence comme désirant, à le réduire à un état qui tend à l'abolir en tant que sujet.
Mon père ne l'aime pas, voilà le sens du fantasme primitif, et c'est ce qui fait plaisir au sujet - l'autre n'est pas aimé, c'est-à-dire n'est pas établi dans la relation proprement symbolique. C'est par ce biais que l'intervention du père prend sa valeur première pour le sujet, celle dont va dépendre toute la suite.
Ce fantasme archaïque naît ainsi d'emblée dans un rapport triangulaire, qui ne s'établit pas entre le sujet, la mère et l'enfant, mais entre le sujet, le petit frère ou la petite sœur, et le père. Nous sommes avant l'Œdipe, et pourtant le père est là.
Alors que ce premier temps du fantasme, le plus archaïque, est retrouvé par le sujet en analyse, le second en revanche ne l'est jamais, et doit être reconstruit. C'est énorme. Si je souligne les audaces de la déduction freudienne, ce n'est pas pour que nous nous arrêtions pour l'instant à savoir si elle est ou non légitime, c'est pour que nous ne nous laissions pas conduire les yeux bandés, que nous nous apercevions de ce que Freud fait, et grâce à quoi sa construction peut se continuer. Le matériel analytique converge donc vers cet état du fantasme, qui doit être reconstruit puisqu'il n'apparaît jamais selon Freud dans le souvenir.
Ce deuxième temps est lié à l'Œdipe comme tel. Il a le sens d'une relation privilégiée de la petite fille avec son père c'est elle qui est un enfant est. Freud admet ainsi que ce fantasme reconstruit puisse témoigner du retour du désir oedipien chez la petite fille, celui d'être l'objet du désir du père, avec ce qu'il comporte de culpabilité, nécessitant qu'elle se fasse battre.
Freud parle à ce propos de régression. Que faut-il entendre par là ? Étant donné que le message dont il s'agit est refoulé, qu'il ne peut être retrouvé dans la mémoire du sujet, un mécanisme corrélatif, que Freud appelle ici régression, fait que le sujet recourt à la figuration de l'étape antérieure pour exprimer dans un fantasme qui n'est jamais mis au jour la relation franchement libidinale, déjà structurée sur le mode oedipien, que le sujet a alors avec le père.
Dans un troisième temps, et après la sortie de l'Œdipe, il ne reste du fantasme rien d'autre qu'un schéma général. Une nouvelle transformation s'est introduite, qui est double. La figure du père est dépassée, transposée, renvoyée à la forme générale d'un personnage en posture de
battre, omnipotent et despotique, tandis que le sujet lui-même est présenté sous la forme de ces enfants multipliés qui ne sont même plus tous d'un sexe précis, mais forment une espèce de série neutre.
Cette forme dernière du fantasme, où quelque chose est ainsi maintenu, fixé, mémorisé pourrait-on dire, reste pour le sujet investie de la propriété de constituer l'image privilégiée sur laquelle ce qu'il pourra éprouver de satisfactions génitales, trouvera son support.
Voilà qui mérite de nous retenir, et de susciter notre réflexion au moyen des termes dont j'ai essayé de vous apprendre ici le premier usage.
Que peuvent-ils venir à représenter ici ? Je reprends mon triangle imaginaire et mon triangle symbolique.
La première dialectique de la symbolisation du rapport de l'enfant à la mère, est essentiellement faite pour ce qui est signifiable, c'est-à-dire pour ce qui nous intéresse. Il y a sans doute d'autres choses au-delà, il y a l'objet que peut présenter la mère comme la porteuse du sein, il y a les satisfactions immédiates qu'elle peut apporter à l'enfant, mais s'il n'y avait que cela, il n'y aurait aucune espèce de dialectique, aucune ouverture dans l'édifice. Dans la suite, le rapport à la mère n'est pas simplement fait de satisfactions et de frustrations, il est fait de la découverte de ce qui est l'objet de son désir. Le sujet, ce petit enfant qui a à se constituer dans son aventure humaine et à accéder au monde du signifié, a en effet à faire la découverte de ce qui pour elle signifie son désir. Or, ce qui a toujours fait problème dans l'histoire analytique, pour la théorie comme pour la pratique, a été de savoir pourquoi en ce point apparaît la fonction privilégiée du phallus.
Quand vous lirez l'article de Jones sur la Phallic Phase, vous verrez les difficultés insondables qui naissent pour lui de l'affirmation de Freud, qu'il y a pour les deux sexes une étape originale de leur développement sexuel où le thème de l'autre comme autre désirant est lié à la possession du phallus. Cela est littéralement incompréhensible par presque tous ceux qui entourent Freud, encore qu'ils se contorsionnent pour le faire entrer tout de même dans leur articulation, parce que les faits le leur imposent. Ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que Freud pose là un signifiant-pivot autour duquel tourne toute la dialectique de ce que le sujet doit conquérir de lui-même, de son propre être.
Faute de comprendre qu'il s'agit là d'un signifiant et non pas d'autre
chose, les commentateurs s'exténuent à en retrouver l'équivalent en parlant de défense du sujet sous la forme de croyance au phallus. Bien entendu, ils recueillent à ce propos nombre de faits extrêmement valables, ils en découvrent mille traces dans leurs diverses expériences, mais ce ne sont jamais que des cas ou des cheminements particuliers qui n'expliquent toujours pas pourquoi c'est cet élément privilégié qui est pris comme centre et pivot de la défense.
Jones, en particulier, donne à la croyance au phallus une fonction dans le développement du garçon dont vous vous apercevrez à le lire qu'elle est empruntée au cas de l'homosexuel, qui est loin d'être le cas général. Or, il s'agit avec le phallus de la fonction la plus générale.
Permettez-moi une formule ramassée qui vous paraîtra bien audacieuse, mais nous n'aurons pas à y revenir si vous voulez bien l'admettre un instant pour son usage opérationnel. De même que je vous ai dit qu'à l'intérieur du système signifiant, le Nom-du-Père a la fonction de signifier l'ensemble du système signifiant, de l'autoriser à exister, d'en faire la loi, je vous dirai que nous devons fréquemment considérer que le phallus entre en jeu dans le système signifiant à partir du moment où le sujet a à symboliser, par opposition au signifiant, le signifié comme tel, je veux dire la signification.
Ce qui importe au sujet, ce qu'il désire, le désir en tant que désiré, le désiré du sujet, quand le névrosé ou le pervers a à le symboliser, en dernière analyse cela se fait littéralement à l'aide du phallus. Le signifiant du signifié en général, c'est le phallus.
sado-maso 1 - 2 - 3
haut
Amendements
|