psychanalyse et politique
 

Malaises
dans la civilisation

 

A comme Algérie :

 

8 mai 1945...

...Et c'est une guerre qui commence, la guerre d'Algérie...

 

à Sétif, Guelma, Kherrata, Djidjelli... 45 000 morts... du 8 au 16 mai 1945...

 

1830 

Prise d'Alger par les Français, début de la colonisation en Algérie (fin 5 juillet 1962)

 

 

 

1954 - 1962

 

Monsieur Chirac déclare le 11 novembre 1996
« Plus de trente ans après le retour en métropole
de ces Français [d'Algérie],
il convient de rappeler l'importance
et la richesse de l'œuvre
que la France a accomplie
là-bas et dont elle est fière
.»

Cet article 4 forcera l'enseignement et la recherche à une lecture mensongère de l'Histoire de la colonisation.

Le 23 février 2005 est votée la loi
relative à la «reconnaissance de la nation» et à la
«contribution nationale en faveur des Français rapatriés».
Article 4 : «
Les programmes de recherche universitaire accordent à l'histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu'elle mérite. Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit. La coopération permettant la mise en relation des sources orales et écrites disponibles en France et à l'étranger est encouragée. »

 

L'Algérie est un important producteur de gaz naturel et de pétrole et est membre de l' OPEP .

 

"Je suis né d'une mère folle. Très géniale, elle était généreuse, simple. Et des perles coulaient de ses lèvres. Je les ai recueillies sans savoir leur valeur. Après les massacres de 1945, je l'ai vue devenir folle.
Elle est la source de tout." Kateb Yacine


Les gorges de Kantara

Le jour de la capitulation de l'Allemagne nazie, 8 mai 1945, les populations du Constantinois, à Sétif et Guelma... manifestent aussi leur droit à l'indépendance...

 

A Sétif, les algériens se réunissent pour déposer une gerbe aux pieds du monument aux morts. Alors que le cortège de 7 000 à 8 000 personnes arrive au quartier français, un drapeau algérien est levé par un jeune homme de 20 ans. Refusant de le baisser devant l'ordre français, le jeune homme est abattu par des militaires français...


Le port de Bejaia

A Guelma, (Est de Constantine) située à 150 kilomètres de Sétif, une manifestation pacifiste environ 2 000 algériens se réunissent portant le drapeau de leur pays, réclamant aussi leur libération, la fusillade éclate, les policiers tirent sans ménagement sur la foule à la première apparition d'un drapeau algérien, comme à Bône, Blida, Kherrata, Darguinah, Djendjen, Ziama Mansouriah...

Le 9 mai 1945 l'armée de terre française menée par le Général Duval, assassine à Sétif puis dans tout le reste du département, tout particulièrement à Guelma et Kherrata. La Marine française bombarde les côtes et les gorges de Kherrata, les localités du bord de mer comme les Achas, les Falaises, et Mansouria.

Les algériens se réfugient dans les montagnes, ils seront bombardés par l'armée de l'air française...


Les gorges de Rhoufi

La répression s'étendra pendant six semaines au cours desquelles « la chasse aux arabes », ainsi appelée par les colons français, fait rage.

La loi martiale est proclamée, et des armes sont distribuées aux Européens... Plus atroces et plus sanglantes encore des civils français cautionnés par l'administration locale, brûlent vifs, torturent, exécutent y compris les enfants, les femmes, les vieillards...

Inspirés par l'horreur nazie : «  Le peuple fut massacré sans sommation et sans pitié..., les gorges de Kherrata s'emplissaient de cadavres. Des gens étaient balancés morts ou vifs dans des crevasses profondes...  » Les prisonniers étaient égorgés et jetés dans le ravin à partir du pont qui porte le nom de Hanouz, assassiné à cet endroit avec ses trois enfants...

Les corps ne sont pas enterrés ; ils sont jetés dans les puits, dans les gorges de Kherrata. Des colons utilisent les fours à chaux pour faire disparaître des cadavres. Saci Benhamla, habitait à quelques centaines de mètres du four à chaux d'Héliopolis, décrit l'insupportable odeur de chair brûlée et l'incessant va-et-vient des camions venant décharger les cadavres, qui brûlaient ensuite en dégageant une fumée bleuâtre...

 

à suivre...

 

 

 

 

 

 

 

 

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Sigmund Freud

Malaise dans la civilisation
1929

Considérations actuelles sur la guerre et la mort
1915


Amendements

haut

 

 

 

compteur placé le 8 mai 2005

Nous commençons cette page le 10 04 05
Elle sera mise en ligne le 8 mai 2005

 

Kateb Yacine 1975 : « Aucune langue n'est étrangère, à condition de pratiquer d'abord sa propre langue. Je m'exprime aujourd'hui en arabe dialectal, dans la langue du peuple algérien. J'apprends aussi à balbutier en langue dite berbère, la langue des ancêtres. C'est un double saut périlleux. Il faut le faire ou se résigner à l'aliénation. »

 

L'épreuve de berbère au Bac : ce qu'en pense Salem Chaker...

 

 

 

 

Si vous avez quelques références à nous soumettre... Si certaines données ne sont pas tout à fait exactes ou... merci de me contacter envoyer un mail

 

Signez la pétition : La loi du 23 février 2005 « portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés » a des implications sur l'exercice de notre métier et engage les aspects pédagogiques, scientifiques et civiques de notre discipline... claude.liauzu@worldonline.fr

Pour la création d'un tribunal international du terrorisme : Appel des libéraux arabes au Conseil de sécurité et au secrétaire général des Nations unies. Les auteurs de ce manifeste invitent les penseurs, écrivains et intellectuels arabes, tant dans les pays arabes qu'à l'étranger, souhaitant le signer ce manifeste, à adresser leurs noms et adresses à : Jmhashim@hotmail.com

 

 

Quelques liens sur la colonisation :

 

 

 

Livres...

Bouteflika, une imposture Algérienne de Benchicou

Kateb Yacine : "Nedjma", Editions du Seuil, Paris, 1956

Djilali Kadid journaliste-critique d'art et peintre :


Oeuvre de
Djilali Kadid

"Benanteur, Empreintes d'un cheminement" Ed. Myriam Solal, 1998. Djilali Kadid :


Oeuvre de Benanteur


Oeuvre de Benanteur

Du 10 mars au 16 avril 2005, vaste exposition de peintures, dessins, livres, sculptures et estampes, réalisés par sept artistes modernes et contemporains, autour du fameux poème de Claude Aveline : Azzawi, Benanteur, Kaminer, Kochi, Murua, Velickovic, Zadkine.

Djilali Kadid "Entretien avec le peintre Manessier" Manessier en Algérie, mars 2002, Marsa Editions

Idir : Chanteur - Poète :

"...J'ai toujours été confronté à un dilemme de taille : comment être algérien à part entière et vivre mon identité berbère entièrement à part ? Fier d'appartenir à un pays qui a retrouvé son indépendance au prix de sept années de lutte, baignées de larmes et de sang, je me suis senti frustré de ne pas être reconnu dans ma culture maternelle, les pouvoirs en place ayant installé une identité de substitution de nature idéologique. Heureux de vivre dans mon pays d'accueil, la France, que j'aime et dont j'aime les enfants, je me pose cependant des questions..." Idir

Journaux et sites :

http://www.afrik.com/article8269.html

http://www.setif.info/index.php?cat=8_mai_45

http://matoub.kabylie.free.fr/kabylie/kherrata.htm

http://www.humanite.presse.fr/journal/2005-03-05/2005-03-05-457889

L'histoire expurgée de la guerre d'Algérie

http://www.refractairesnonviolentsalgerie1959a63.org/revue/index.php3

Le F.L.N

Jean-Paul Sartre

Guerre d'Algérie Pierre Vidal-Naquet : " Regard anthropologique "

Jour Par Jour ... Guerre d'Algérie

 

Thèses :

 

 

Témoignages :

Discours de F. Mitterrand à l'Assemblée nationale le 12 novembre 1954

La torture

http://www.algerie-dz.com/article611.html

Rapport du général Tubert, après les massacres de mai 1945 (extraits).

Editorial du premier numéro de  " El Moudjahid " - juin 1956

Films :

http://www.cndp.fr/tice/teledoc/dossiers/dossier_algerie.htm

 

cette page n'est pas terminée... reste à compléter... je n'ai pas tout lu, pas tout visité...

 

Berbère : Le berbère est un groupe de langues parlées par les Berbères en Afrique du Nord . Elles appartiennent à la famille des langues afro-asiatiques ou chamito-sémitiques (chamite, sémitique, berbère, tchadique, couchitique et omotique).

Arabe : Comme son nom l'indique, la langue arabe (????????????, ?al ?arabiyya? en transcription traditionnelle ) est la langue parlée à l'origine par les Arabes. C'est une langue sémitique (comme l' hébreu , l' araméen , l' akkadien ou le syriaque ) et flexionnelle dont l'alphabet est un abjad .

Du fait de l'expansion territoriale au Moyen Âge et par la diffusion du Coran , cette langue, devenue langue liturgique , s'est répandue dans toute l' Afrique du nord et en Asie mineure .

On fait remonter l'origine de la langue arabe au II e siècle de notre ère. La tradition orale considère cependant qu'il s'agit d'une langue révélée directement à Ismaël , fils d' Abraham , dans une forme assez proche de l'arabe classique actuel. La tradition donne par moments des origines bien antérieures : la reine de Saba , l'ancien Yémen ainsi que que des tribus disparus auraient parlé l'arabe dans une forme plus ancienne. Les premières traces de l' écriture arabe , telle qu'on la connaît de nos jours, ne remontent qu'au VI e siècle .

Sémite : Sémite définit littéralement « les descendants de Sem  », fils de Noé . À ce titre, les sémites sont à l'origine l'ensemble des peuples originaires de l'ancienne Mésopotamie et du Moyen-Orient . Ce mot désignait plus particulièrement les peuples et des tribus bibliques ainsi que leurs descendants actuels. Le mot est tombé en désuétude en français courant mais a néanmoins persisté à travers des significations dérivées...

À la fin du XIX e  siècle , des racistes anti-juifs (dont Léo Taxil ) utilisèrent sémite comme synonyme de juif , et forgèrent l'adjectif antisémite . Le terme antisémitisme désigne en fait l'anti-judaïsme . Ce terme est étymologiquement impropre à définir cette haine car les sémites sont l'ensemble des peuples bibliques et leurs descendants actuels, dont font partie les Hébreux et les Arabes . En fait, même si l'on considère le terme sémite dans sens littéral, il ne définit que les descendants de Sem, et pas seulement les Hébreux, ni d'ailleurs tous les Juifs .

Kabyle ( Les Kabyles sont les habitants de la Kabylie , région montagneuse à l'Est d' Alger en Algérie ) : Le mot « Kabyle » vient de l' arabe Qabila (pl,Qbaïl), « tribus ». C'est le terme que les Européens ont utilisés au XVIIIe siècle pour désigner ces montagnards qui portaient des noms différents en fonction des tribus auquelles ils appartenaient. Les arabophones, quant à eux, utilisaient le mot Zwawa, déformation de Agawa (mot berbère) dont le pluriel Igawawen était le nom d'une tribu très puissante et ancienne confédération composée de huit tribus organisées en deux confédérations : Ath-Betroun (Ath-Menguellet, Ath-Bu-Yusef, Ath-Weqvil, Ath-Attaf). Il semblerait que dans l'Antiquité, les Igawawens aient porté le nom de Quiquegentiani, appelation administrative désignant cinq tribus ( quinque gente ). Une vieille légende rapporte en effet que les montagnards descendent d'un géant qui eut cinq fils, lesquels formaient les cinq tribus antiques (Boulifa, 1925), les fameux Quinquegentiani qui donnèrent tant de mal aux Romains. Déformation d'Agawa donc, Zwawa a donné en Français le mot Zwave, puis zouave , car les premiers fantassins indigènes étaient originaires de cette confédération.

Le kabyle ("taqbaylit") se rattache au groupe berbère . La Kabylie représentent la deuxième concentration de berbérophones après le Souss (Sud du Maroc ). Estimée à 4 millions de locuteurs (la moitié des berbérophones algériens), cette langue est très proche du chenoui (parlé à l'ouest d' Alger et du chaoui (tachaouit) parlé à l'est de la Kabylie. Très attachés à leur identité berbère, les Kabyles revendiquent la reconnaissance du pluralisme linguistique dans la Constitution algérienne.

 

 

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