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Le jardin d'Ulysse

Par Louis Pollet...

Liminaire à cette sotte nouvelle

 

Cette nouvelle est écrite comme en ce temps post-moderne et sa censure par le vide qui l’exige : « Nous sommes fous mais nous maîtrisons la situation, ne vous occupez de rien, continuez de vous distraire avec nos spectacles spécialement conçus pour votre confort spirituel et corporel, inclinez-vous devant nos modèles idéaux et identifiez-vous aux objets fétiches, innombrables symboles du comblement du vide par la matière, qui redevient fécale en passant par l'égout, symbole de l'idéologie de progrès ». L’inconscient est donc à cacher avec ses propres formes, il sera donc manifestement en formation dans ce ton absurde, en raison du fait que nos vagissements sont la réalisation de ce que nous refoulons.
Il y aura donc ici dérapages topologiques de la langue et de son action pour y suivre une enquête niant la logique rationnelle et du même coup la raison, qui, par le langage s’y retrouve parfois à la lettre.
Ne croyez pas un instant à une savante nouvelle, tout n’est ici que sophismes divertissants ou métaphores de désirs. Un jeu où le Je s’y décentre comme à son habitude, le lieu pudique et censuré du moi devenu tout puissant, d’où il se méprend au jeu des rôles, que sont les schismes brisés de ses fantasmes, qui ne sont eux-mêmes que lui-même, du moins sa propre composition vide.
Les références romanesques, politiques ou philosophiques n’y sont elles-mêmes que fortuites, déformées jusqu’à l’absurde.

1. Axiome d’identité

Ce qui est, est : « A est A » mais qui peut être entendu comme un simple constat du réel qui, à la fois nous précède, nous fait exister dans l’incomplétude, qui est ce rapport qui nous sépare déjà, puis enfin existe sans nous. L’Autre réel.


2. Axiome de non-contradiction

Rien ne peut à la fois être et ne pas être :
B ne peut à la fois être A et ? (? = non A)
On ne peut à la fois reconnaître une chose et la nier. Cet axiome aurait normalement la vertu de nous déprendre des doubles discours, dont le but est de nous rendre fous.

3. Axiome du tiers exclu (ou axiome de séparabilité ou de disjonction) :

Toute chose doit ou être ou ne pas être :
B est ou A ou ? (? = non A)
Le tiers étant la proposition qui disparaît par l’effet de ce ou exclusif :
0 ou 1, ce qui sous-entend un « pas les 2 », entendu comme tout. Mais ce deux vaut un trois, puisqu’il est le troisième terme de la proposition. D’où sa situation de tiers. La séparation, autrement dit la différence est bien l’effet d’une perte, d’une perte imaginaire puisque ce terme exclu n’existe pas. Mais c’est quand même une bien étrange formulation où les B sont des A ou restent des B, s’ils ne sont pas des A ?
En effet, il pourrait bien s’agir de la définition d’un objet de fantasme.

Finalement et infiniment, il n’y a guère que le vide qui nous observe, et dans ces conditions il n’y a pas lieu de regretter quelque objet que ce soit.

 

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Si vous trouvez des fautes d'orthographe... annemarie.bourrelly@effet-freudien.com

Compteur placé le dimanche 19 sept 2004

 

 

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