Stefan Hoareau
Photographe
06 63 61 42 56
La mort : curieux personnage à rencontrer maquillage et final
La Poupée
Auto portrait Mars 2005
affiche de femme de rêve
mouvement nodal 1
mouvement nodal 2
Image mouvement

Marseille Mai 2005



La neutralité du bien et du mal aux antipodes
de la balance, mais ce n'est pas l'extrême
c'est l'aiguille qui va de droite à gauche
selon la saison, selon le on-dit de la télé
des journaux, du concierge: c'est pas bien!
c'est bien! tant mieux parce que je ris !
je ris du bien et du mal, de sa mère et de son père !
du grand créateur qui me pardonne mon ignorance...
je ne sais pas ce que je fais, si bas, si haut nul part.
ma volonté me permet de respirer, c'est déjà pas si mal.
alors je suis capable de mieux encore,
du tapotis sur le clavier. de tendre mes lèvres vers toi.
de montrer le soleil du doigt regardant la lune
sans fermer les yeux alors le miracle est là, là, là, là, là!
rien ne dure toujours, tout se conserve.
comme une pastèque mon cerveau raisonne,
sous l'ébullition de la pensée m'assomme.
tout arrêter, stop dans ma tête, arrêtez les!
la divagation à l'état pur, un sursaut de conscience.
seul reste la douleur abjecte de soi-même.
se laver, se décrasser de ce gluant, de ce qui m'envahit,
alors l'eau ne suffit pas, c' est tenace c' est dessous.
dedans comme un ténia immortel qui se reproduit,
au-delà de l'univers dans les yeux, dans les étoiles,
au bout du pinceau, du doigt il y a le soleil regardant la lune.
Mai 2005 - Stefan
Face à l'inutilité d'un tel spectacle ma pensée à nue rougie,
Non de timidité mais de colère avide de s'exprimer et de prendre
En conjonction ordonnatrice ordonnante ordonnée à savoir qui
Range sa chambre ou fait couler le bain. Je me couche
Comme mon lit ; froissé de draps épris de corps ensommeillés
C'est ça je m'endors ensommeillé ! Je rêve que je rêve.
On frappe, la porte s'ouvre, je crois avec ma main.
Mon cerveau prend un courant d'air, le voisin s'enrhume,
Le chien s'arme et claque des dents, dedans, deux dents.
Bien sûr même si on les voit pas les ratures sont là,
se serrant l'une contre l'autre sur le torse de la page blanche.
Je suis à celui qui me prendra, je n'ai volé personne
Monsieur l'agent, l'innocence n'est pas mon métier.
Le silence peut vous perdre si le bruit ne parle pas.
J'en oublie les pas à venir, mon esprit ne se rendra pas;
Plutôt l'enfermement que la destruction, ne pas mourir,
Tant qu'il y a un oeil il y a un sourire, ne pas mourir.
Ils vont croire que je ne veux pas mourir, c'est vrai.
A Marseille on dit " Vé ", c'est pas " voir "c'est pour" vivre ";
Comme deux doigts pour t'insulter, c'est pour vivre
Et les bras levés au ciel comme un spermatozoïde
Qui vient de faire Ippon sur l'ovule, pour vivre.
Tout est pour vivre...non, non pas pour survivre ou végéter
ou tout autre synonyme pour expliquer la respiration
D'un système cellulaire en dehors de mon téléphone.
Vivre est le propre de l'amibe qui fait ses courses
De celui qui pleure son malheur sur un banc dans la Plaine,
Qui en sueur de terreur abandonné par ou à l'Amour.
En effet quitté par l'Amour, abandonné à l'Amour.
Mai 2005 - Stéfan
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