Topologie
des mots par josef-richard adad
cours
de topologie des noeuds
icsographie
: 01 49 86 55 78
la
dimension du couple
ainsi j'ai baissé la
tête
pendant
que le vent soufflait et
soulevait
mes cheveux
j'ai
reçu du sable dans les yeux
j'ai
senti l'odeur de l'air
je
n'ai pas plié les genoux
sous
tes paupières
un
scintillement
---
ce que le vent apporte le vent le chasse.
ainsi
...
je
connais la couleur des larmes et des rides qu'elles
creusent
impitoyablement
la
poussière qui volète
y
trouve refuge
---
je n'ai pas de regrets quant au paradis.
josef-richard
adad
estampe
--
nos souffles comme des hiéroglyphes
--
dessinent l'acte de notre amour
--
les feuilles discrètes de
la branche d'un cerisier appauvri
--
cachent l'ombre de la mer
--
les traces du large pinceau léger
--
terre de sienne
----
illustrent un paysage de papier
--
puis vint l'orgasme
les
tendres peaux se moulent aux
doigts qui les pétrissentô mémoire
fugitive!
josef-richard
adad
fondu enchaîné
scintillation
sous tes paupières mes idées de hanches s'effacent
devant les tiennes
ton
sourire ambigu ne mendie pas plus que l'appel de mon ventre
mais
pas moins
nos
langues caressées forgent un appel mouillé que
notre souffle ne brise pas
étreinte
n'est pas contrainte enseigne le temps cet éternel évanoui
notre
remuement prouve le mouvement l'éclat de ton rire effleure
mon émotion
(je
tremble comme un tuyau d'orgue éveillé...)
je
n'ai pas de regret quant au paradis
chacune
de nos ombres portent comme si nous étions maniaques de
nous-mêmes
et
nous baignons dans l'incompréhensible distance
la
couleur des larmes
creuse
impitoyablement
le
nombre des victimes n'a jamais d'importance
deux
suffisent
josef-richard
adad
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le
repaire du héros
ses
cheveux rebelles m'ont terrassé
appuyé sur
mon glaive,
mon
cœur s'étonne
sa
mèche indolente détonne
je
me suis arrêté
mon
corps crie courir et mourir
ses
yeux n'affirment rien aux miens
l'angoisse
n'assombrit pas ses plaisirs
je
décris le bonheur à l'instant rencontré
la
violence de mon coup
sous
le joug attachée
se
cabre en douleur du désir apaisé
Ah!
combattre et sortir vainqueur
ou
disparaître
mais
quoi! son regard ne connaît que l'effort
de
la cueillette
glaive,
moulin mortel
ses
caresses le transforment
en
couteau d'apparat
je
ne t'élèverai plus à bout de bras!
les
douceurs de sa peau m'écartent les narines
ma
langue apprend les voluptés
ses
muscles se mesurent aux miens domptés
sa
salive m'enivre plus que des barils
elle
a les seins lourds d'offrandes magnifiques
de
subtiles saveurs étourdissent l'esprit
quand
s'élance son cœur en péan onirique
son être
est amour et son corps amnistie
frissonne
de désir par avance conquise
son âme à l'unisson
de sa peau élastique
elle
n'est ni Déesse ni Mère ni prêtresse
elle
ne gagne rien car elle n'a rien à perdre
ses
lèvres rougissent lorsqu'elle me mord
au
point que j'en oublie les champs de batailles
ses
ongles tracent les sillons d'une Nouvelle Vie
je
n'ai encore rien dit de son rire!
josef-richard
adad
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