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Régime amincissant et psychologie

Changer tendance d’alimentation ne va pas sans une véritable révolution des routines à la hauteur psychologique. Pour éviter que la déception ne ruine les avantages d’une saine diététique, mieux vaut faire preuve de beaucoup de « diplomatie » en s’imposant un régime.

Tout d’abord, il est indispensable d’aborder le régime d’une manière progressive, en se ménageant même une tâche préparatoire à base de diététique ou bien de petits jeûnes ou bien, plus généralement, de désintoxication, pour concéder à l’organisme de mieux supporter la réforme d’alimentation.

D’autre part, pour des raisons au final plus psychologiques que physiologiques, il est conseillé de changer certains produits conventionnels par des ersatz diététiques qui leur ressemblent mais sont nettement plus sains, comme le café par des céréales torréfiées, ou bien les produits laitiers de vache par du lait de soja…Il faut enfin rajouter que, pour ces mêmes raisons psychologiques, il est primordial d’éviter tout fanatisme dans l’application d’une doctrine diététique, ou bien même tout simplement tout excès dans la mise dans la pratique d’un régime trop rigoureux. Bref, il est important de savoir adopter les manières sportifs nouveaux avec flexibilité. Le la charge du conditionnement.

Au début, il y a notre conditionnement d’alimentation, ce que nous avons mangé étant enfant, les petits plats que nous confectionnait notre maman, les spécificités du chef de la cantine scolaire, les gâteaux et les sandwiches que nous achetions chez le boulanger au coin de la rue, ou bien encore les dîner d’exception dont nous nous régalions quand nos parents nous emmenaient au restaurant. Tout cela s’est enregistré sous structure de plaisirs – ou bien quelquefois de déplaisirs – dans notre look, nos neurones et, par extension, dans notre organisme tout entier. De plus, chacune de ces nourritures s’amuse une place symbolique dans notre inconscient. Le pain, notamment, qui est sacré pour les Chrétiens et les Musulmans adeptes, est par la même événement un signe en groupe qui donne à ce produit d’alimentation des impressions psycho-physiologiques complètement particulers mais également variables diagnostique que l’on entretient avec sa propre communauté religieuse. Que ce diagnostique soit positif, et le pain une véritable bénédiction ; qu’il soit conflictuel, et il deviendra un poison.

D’autres produits se exposent surtout sous la structure de symboles d’appartenances régionale ou bien nationale, comme le couscous ou bien la choucroute, la bouillabaisse ou bien la crêpe au sarrasin…Il suffit alors que l’on soit exilé loin de son pays et qu’on en ait la nostalgie, pour que le plat que vous avez envie de rencontrer se transforme en valeur refuge ; ou bien, inversement, que l’on s’en ressente prisonnier, pour que ce type de spécificités régionales nous sont intolérables.

D’autres produits encore ont acquis valeur de signe d’une manière facilement privée quand, notamment, l’omelette norvégienne nous était offerte en met sucré comme récompense à de bons retombées scolaires, ou bien si, a contrario, on était privé de la tarte aux pommes du goûter en cas de mauvaises notes. Des ligues ont également conditionné notre esprit et notre palais, quand le poisson du vendredi faisait suite à l’interrogation de math que nous détestions, ou bien quand le civet de lapin du mercredi – ou bien du jeudi, pour les plus anciens – correspondait si délicieusement à une de sessions voyages.

Toute cette « cuisine psychique » a donc indéniablement déploie un jeu complexe d’attirances et de répulsions dont il va falloir avoir compte si l’on veut entreprendre intelligemment une réforme d’alimentation qui ne soit pas facilement plombée par des frustrations et des dégoûts. Une des erreurs les plus habituelles dans cette partie consiste en effet à penser que le physiologique et le psychique sont séparés ou bien, pire encore, que le psychique n’existe pas et que seul compterait le retour à la vitalité physiologique par des moyens sportifs. Une telle erreur serait non uniquement néfaste à la vitalité physiologique proprement dite puisque tous les envies et dégoûts acquis pendant l’enfance viendraient parasiter le bon déroulement de la absorption, mais principalement à la vitalité mentale car une telle la création, en s’apparentant au sectarisme, refermerait l’ego sur lui-même et rigidifierait le psychisme. Une mère empoisonneuse Pourquoi adopter un régime ? Eh bien parce que l’on se rend compte que le pain, bien que son symbolisme, renferme des levures qui, en fermentant dans l’estomac, provoquent des douleurs ; que l’omelette norvégienne, bien que le sentiment de exploit auquel fut et demeure associée, est pleine de sucres qui stressent le pancréas et rongent les nerfs ; et que le civet de lapin, bien que sa saveur de congé, est une multitude catécholamines et d’adrénaline qui excitent bien pour rien notre agressivité. On entreprend un régime diététique parce que l’on a saisi que les routines sportifs de notre famille et de notre pays sont au final assez malsaines et qu’elles nuisent à notre vitalité et à notre vitalité.

Cela étant, après avoir renoncé à l’idée que boire de l’alcool ferait de nous un gars, il serait extrêmement dommage de se mettre à penser que manger des graines germées va faire de nous un dieu. Or, si de nombreux adeptes de la macrobiotique ou bien de l’instinctothérapie cultivent si facilement la croyance en leur supériorité sur le reste de le monde à cause de ce qu’ils mettent dans leur assiette, c’est que la démarche de la réforme de l’alimentation, pour justifiée qu’elle soit objectivement, n’en cache pas moins, bien fréquemment, certains problèmes psychologiques liés à la marginalisation. Le désir de marginalisation est en effet habituellement motivé par le sentiment inconscient que la société, en tant que substitut de la mère, est une « mère empoisonneuse ».

Il ne s’agit donc pas là d’une évolution vers l’autonomie comparé à cette mère symbolique, mais bien d’une répulsion, d’un rejet maladif, plus près d’une révolte adolescente que d’une indépendance adulte. Conséquence : même si l’alimentation industrielle que nous apporte cette société est véritablement toxique, même si notre mère biologique, en nous nourrissant de cette manière pendant notre enfance, nous a effectivement empoisonné, il n’en demeure pas moins que l’archétype de la mère, au fond de l’inconscient de l’individu marginalisé, souffre terriblement d’un tel sentiment de répulsion. De là résulte une sorte de névrose pour laquelle il tentera d’échapper en se refermant sur lui-même, en adoptant un comportement sectaire. C’est cette demande de marginalisation qui fait que les fondateurs des doctrines diététiques sont d’une certaine manière comparables à des gourous de sectes religieuses et que le régime devient prétexte à contraction et à crispation. Or, tout cela n’œuvre pas dans le sens de la vitalité ! Eviter le sectarisme.

Pour éviter tous ces écueils, la meilleure formule consiste sans aucun doute à voir, dans la réforme d’alimentation, un amusement surtout qu’un problème. Un amusement, car, à la différence de ce que beaucoup ont à la mode à penser, il n’existe aucune loi diététique habituelle et contraignante. En réalité, la bonne façon de s’alimenter est facilement privée et variable. Chaque individu devrait, comme on l’a vu, former avec son conditionnement d’alimentation, mais également avec ses réels besoins organiques. Et c’est donc en fonction de sa vitalité personnelle, de son héritage génétique, de son terrain et de son état d’intoxication, qu’il choisira le régime qui lui s’adapte dans l’heure. Combien de amateurs, n’ayant pas saisi cela, en constatant une bonification de leur état de vitalité après avoir adopté tel ou bien tel régime restrictif, le poursuivent dans la durée à partir du raisonnable et finissent par se carencer dangereusement.

Bien sûr, les routines sportifs conventionnelles sont malsaines, mais peut-être pas plus que les routines stéréotypées des adeptes de certaines doctrines diététiques. Ce n’est évidemment pas vous qui devez vous conformer à un régime, mais le régime qui devrait s’adapter à vous. Aussi, la règle numéro un devrait être l’adaptabilité, suivie d’emblée par la recherche interne de l’équilibre, l’application de la variété et de la modération, le tout dans le plus très grand serein possible. Et si, pour une raison quelconque, il arrive qu’on ait envie de céder à un vilain désir remontant des tréfonds du conditionnement d’alimentation, en aucun cas il ne serait sage d’aggraver encore la circonstance en cultivant la culpabilité, car celle-ci est un poison infiniment plus sournois que quelconque aliment dénaturé.